Culture

Des clubs flambant neufs pour les musiques actuelles et le jazz

Alors qu’un club de jazz et un centre dédié aux musiques actuelles est en cours de réalisation au Flon, deux clubs ouvriront en 2023 sous les arches du Grand-Pont.

© Kunik de Morsier

Illustration du plan d’installation des deux clubs sous les arches du Grand-Pont.

Fermé en raison du chantier en cours sur le pont, le club iconique Le Romandie fera l’objet de travaux de réaménagement qui lui permettront de rouvrir avec une capacité d’accueil augmentée. En parallèle, la Ville saisit l’opportunité de proposer une nouvelle salle de concerts au rez-de-chaussée, qui sera exploitée par l’Association du Salopard. Elle répond ainsi à la volonté forte de repositionner Lausanne comme ville de référence pour les musiques actuelles, comme l’explique Michael Kinzer, chef du Service de la culture.

Comment est né le projet de création d’un deuxième club, sous les arches du Grand-Pont?

La réouverture du club Le Romandie devait passer par des travaux. Nous avons analysé les possibilités d’optimiser les aménagements. Cela nous a rapidement incités à imaginer un second club, au rez, avec une offre de concerts et de spectacles complémentaire aux autres lieux existants. Il nous tenait aussi à cœur de garantir au préalable une solution pour la Maison du Vélo qui exploitait ces lieux jusqu’à présent.

En quoi le fait d’avoir deux clubs au centre-ville est important pour le dynamisme de la ville?

Avec les Jumeaux au Flon, la Salle Métropole, les clubs tels le MAD et le D!, ou encore les écoles de musique, c’est tout un écosystème qui renforce ici l’identité culturelle du cœur de la ville et son attractivité nocturne. Ce poumon culturel offre aussi une plus-value évidente pour les commerces, les restaurants et les bars.

Le domaine des musiques actuelles à Lausanne a souffert ces dernières années d’un manque d’espace, sans parler de la crise liée à la pandémie. Comment se porte le secteur aujourd’hui et comment la Ville envisage son avenir?

Le secteur culturel dans son ensemble sort éprouvé de cette crise. Nous sommes confiants que ces nouveaux projets sont une réponse affirmée pour offrir des perspectives stimulantes au public, aux artistes ainsi qu’à l’industrie musicale. Avec l’ambition de repositionner Lausanne comme ville de référence pour les musiques actuelles, les attentes étaient fortes.

J. Dubuis

Cet article fait partie du dossier Développement culturel