Portrait

«Il y a plein de possibilités de grader»

© Marino Trotta - Ville de Lausanne

Corélie Sheppard, 32 ans. Appointée dans le corps de police depuis 2018

«J’ai toujours su que je serai policière. Peut-être parce que mon père l’est. J’adorais l’entendre parler de son métier quand j’étais petite. Je ne me suis pourtant pas engagée tout de suite. J’ai fait un passage par le gymnase puis j’ai arrêté pour suivre un apprentissage d’employée de commerce. J’ai ensuite travaillé pendant sept ans comme planificatrice aux CFF. Je voulais attendre de me sentir prête. Je me trouvais encore trop sensible. J’ai fini par postuler et, en 2017, je suis entrée à l’Académie de police de Savatan. C’est là qu’on forme les futures policières et policiers des cantons de Vaud, Valais et Genève.

Aujourd’hui, je suis à Police secours. On travaille toujours en binôme. On patrouille en ville dans l’attente d’un appel radio de la Centrale Vaudoise de Police pour être envoyés sur une intervention. Entre ces différentes missions, chaque patrouille est libre pour effectuer différentes tâches: faire de la prévention, prendre la température dans les quartiers, contrôler la circulation. On me demande parfois si être une femme dans ce monde est difficile. Je ne trouve pas. Tout le monde doit faire ses preuves, hommes comme femmes. On imagine aussi qu’on doit être athlète de haut niveau. Ce n’est pas vrai. Il n’est pas nécessaire d’avoir des capacités sportives hors du commun, juste une bonne condition physique. On porte quand même plus de dix kilos de matériel et on doit parfois courir donc il faut tenir un peu!

Pour moi, la qualité principale à avoir est de savoir adapter son comportement à chaque situation. On peut avoir une intervention durant laquelle il va s’agir de menotter quelqu’un puis, juste après, on va se retrouver chez une grand-maman qui est tombée de son lit. En plus de ne jamais savoir ce qu’on va faire, ce qui est génial, c’est qu’il y a différentes brigades: cycliste, groupe accident ou d’intervention, prévention routière,…. Ça offre plein de possibilités de grader et d’évoluer dans sa carrière.»

MB

Cet article fait partie du dossier Feux bleus