Jeunesse

Une expo pour tirer le rideau sur un an de campagne d’éducation

Pendant une année, près de 6000 jeunes ont réfléchi et travaillé sur des valeurs sociales fondamentales, telles que le respect, la solidarité et la tolérance. Leurs 49 projets, hauts en couleurs, sont le fruit de ces réflexions. Ils sont tous présentés à l’occasion d’une grande exposition au Forum de l’Hôtel de Ville, jusqu’au 6 juillet.

Parmi les projets retenus: vingt émanent d’établissements scolaires et de structures parascolaires (APEMS), cinq de Centres et Maisons de Quartier et 24 d’Associations, fondations, HES et ONG. Ils ont pris place dans de nombreux domaines, tels que le handicap, l’éducation et la pédagogie, la citoyenneté, les arts, la sérigraphie, la musique, le sport, la philosophie, le cinéma, les court-métrages, le théâtre, la danse, le chant et même le tricot!

Des enfants nous livrent leur ressenti après une année de réflexion et de travail sur le respect.

Adèle et Anaé, 9 ans: «En classe, nous avons beaucoup parlé de respect, de solidarité et de tolérance, mais aussi d’empathie. Dans le fond, nous ne savions pas ce que cela voulait dire! Nous avons appris à mieux nous respecter et nous écouter les uns les autres, même quand quelqu’un nous énerve. Nous avons partagé plein de chouettes moments et savons maintenant dire quand quelqu’un nous manque de respect.»

Luce, 8 ans: «Le respect, c’est pas facile pour tout le monde, c’est pour ça que dans notre spectacle on a montré que les filles, les garçons, ceux qui aiment le Rap, la danse classique ou le moderne pouvaient tous danser ensemble. Qu’il fallait accepter les différences et les aimer.»

Niels, 5 ans: «C’est trop cool d’être différent! Ah, c’est ça le respect? C’est stylé!»

Des centaines de pièces tricotées

De nombreux enseignantes et enseignants se sont investi·e·s dans cette campagne. Comme Eliette Amstutz, enseignante au collège de Montriond et initiatrice du projet «tricot et canto bello». Elle nous parle de sa démarche.

«Notre projet avait pour but de créer un lien entre grands-parents, petits-enfants et école autour de l’art. C’est donc le tricot, tissage et crochet qui ont eu la faveur. Quel plaisir de rencontrer des grands-parents aux nombreuses phases de l’élaboration du projet, sous le signe du respect et de la solidarité. La participation fut au-delà de nos espérances. Des centaines de pièces tricotées nous sont parvenues de bien loin parfois. L’idée était en gestation depuis fin 2017. Apprenant que la Ville lançait une campagne sur le respect, la solidarité et la tolérance, il nous est apparu que ce projet intergénérationnel pouvait parfaitement s’inscrire dans cette campagne.»

«Relions-nous»

Des professionnel·le·s de domaines différents ont accompagné plusieurs projets ambitieux. Ainsi, Coralie Vollichard, comédienne, a travaillé avec douze classes du collège de Beaulieu sur «Relions-nous»: quinze saynètes, dénonçant ou racontant une histoire autour des trois valeurs.

«J’ai été émerveillée de voir avec quelle motivation et courage (car il en faut pour monter sur scène) les enfants se sont mobilisés, impliqués et entraidés. J’ai réellement constaté une évolution des enfants, ils ont pris beaucoup d’aise et ont su concevoir des «troupes» dans chaque classe, à l’image de la campagne: solidaires et respectueuses.»

W. Korewa

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