Quartiers

Le contrat tire sa révérence à Prélaz

Une aventure humaine de trois ans ayant donné naissance à une vingtaine de projets arrive à terme cet automne: le contrat de quartier quitte Prélaz-Valency pour préparer une nouvelle version dans le quartier d’Entre-Bois dès janvier 2020. Entretien avec Geneviève Ziegler, responsable des contrats de quartier à la Ville.

© W. Korewa – Ville de Lausanne
Geneviève Ziegler

Contribuer à la mixité sociale dans un quartier est un défi magnifique et à ce titre, Prélaz-Valency en est un bon exemple.

C’est la troisième édition du contrat de quartier (après celles de Montelly et des Boveresses) qui se termine. Comment décririez-vous votre rôle?

Geneviève Ziegler: Avec un pied dans le quartier et un autre dans l’administration, je me sens une sorte de passeuse entre les idées et besoins des habitant·e·s et les réalités concrètes des services de la Ville (planification, budget, organisation). Parfois, cela tient de l’équilibrisme, le plus souvent c’est passionnant et varié. Contribuer à la mixité sociale dans un quartier est un défi magnifique et à ce titre, Prélaz-Valency en est un bon exemple.

Au vu de votre expérience, quels sont les ingrédients pour «réussir»?

Le respect des personnes, la bienveillance et la curiosité sur le monde… Cela vous semblera banal mais j’en suis persuadée.

Le prochain contrat de quartier s’installera à Entre-Bois en janvier 2020. Comment choisit-on un quartier qui va en bénéficier?

Les évaluations précédentes ont montré qu’il était pertinent de choisir un quartier ordinaire, voire populaire, dont l’identité est ressentie à la fois par les habitant·e·s, mais également par l’administration. Définir un périmètre précis, avec une population d’environ 3-4000 personnes est un bon point de départ.

Pouvez-vous nous donner quelques pistes qui y seront explorées?

Des questions liées au logement seront traitées puisque des travaux impliquant le déplacement de locataires sont envisagés. Sont également à l’agenda des discussions sur la rénovation du toit de l’entrepôt des tl à la Borde et son utilisation publique, de même que des travaux sur la route Aloys-Fauquez, liés au passage des bus. Les autres pistes sont les enjeux de cohésion sociale classiques entre les jeunes, les aînés et la population en général du quartier.

W. Korewa