Environnement

Nos rivières transportent trop de plastique

Pour lutter contre la pollution dans les cours d’eau, une centaine de Lausannois·es ont répondu présents à l’appel de la Ville. Les bénévoles se sont mobilisés toute une matinée pour nettoyer les berges de la Vuachère.

© Service des eaux – Ville de Lausanne
Même un caddie de supermarché a pu être évacué.

Dans La légende du colibri de Pierre Rabhi, le petit oiseau s’activait à aller chercher de l’eau avec son bec pour éteindre un incendie. Interpellé par un autre animal qui lui faisait remarquer qu’il n’allait pas éteindre le feu avec ces quelques gouttes d’eau, le colibri rétorquait: «Je le sais, mais je fais ma part.» Tel aurait pu être le crédo des 100 bénévoles qui ont fait le déplacement ce samedi de septembre ensoleillé pour nettoyer les berges de la Vuachère.

L’initiative s’inscrit dans le mouvement international de lutte contre la pollution environnementale, World CleanUp Day. Réunis dès 8h30 au bord de la rivière lausanno-pulliéranne, les volontaires étaient encadrés par l’unité d’évacuation et de protection des eaux du Service de l’eau de la Ville. Des tronçons avaient été établis par les inspecteurs des eaux afin de garantir une sécurité maximale aux participants venus en couple, en famille ou entre amis.

Du plus insolite au plus courant

Des capsules de café en passant par les innombrables bouteilles en plastique ou la plante artificielle, des objets aussi variés que curieux ont été dégotés par les volontaires. Catégorique, Esteban Rosales, qui dirige l’unité d’évacuation et de protection des eaux, plante le décor: «Tous les cours d’eau lausannois sont touchés par ce type de pollution».

Même si tous les déchets sont ennuyeux, leur type et leur taille ont une influence. «Les déchets inertes en ferraille ou en béton par exemple sont les moins problématiques. Ils affectent dans une moindre mesure la qualité de l’eau et sont moins susceptibles de se retrouver dans le lac que le plastique. En général, les petits objets se déplacent plus facilement.» Selon lui, il faut garder en tête qu’en cas de pollution, «les rivières deviennent les artères principales de transit des déchets solides ou liquides.»

Motivations nombreuses

Parmi les bénévoles présents ce jour-là, beaucoup ont évoqué leur volonté de transmettre une nature verdoyante à leurs enfants ou petits-enfants. D’autres ont vu dans leur participation à une action citoyenne un véritable moteur. Cette réunion intergénérationnelle a permis de sensibiliser petits et grands au fait qu’un déchet jeté dans la nature peut finir dans nos cours d’eau et le lac. Forte de son succès, l’action instiguée par le Service de l’eau sera reconduite à l’avenir.

M. Tissot

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