Ecoles

Ma vie d’enseignante et de maman

Depuis le 16 mars dernier, les établissements scolaires du canton ont fermé leurs portes jusqu’au 30 avril au moins, sauf pour les accueils d’enfants dont les parents travaillent dans certains secteurs tels que les soins ou la sécurité. L’enseignement se fait désormais à distance avec son lot de difficultés mais aussi de petits bonheurs. Témoignage d’une maman enseignante à Lausanne.

Odile*, 36 ans, maman d’un garçon en bas âge, commence à s’adapter à la nouvelle situation, après des premiers jours difficiles en matière d’organisation.

«Au début, comme bon nombre de mes collègues, j’étais perdue, stressée, et ne savais pas comment j’allais pouvoir transmettre les devoirs à mes élèves». Après avoir reçu des directives de la direction de son établissement scolaire, elle a pu établir un plan de travail et commencer à envoyer des devoirs à ses élèves par mail.

«J’ai rapidement reçu beaucoup de mails d’élèves me posant pleins de questions sur les devoirs. En temps normaux, j’y répondrais facilement en classe, mais à distance et avec les outils à disposition, ce n’est vraiment pas une mince affaire car toutes les réponses sont individualisées.»

Effectivement, le travail à domicile est en soi déjà bien complexe, mais il l’est encore plus lorsqu’il faut s’occuper d’enfants en même temps. C’est le cas d’Odile. Outre les obligations professionnelles, elle doit s’occuper de son fils et des affaires domestiques, tels que le ménage ou la préparation des repas.

«Heureusement, mon mari, qui travaille aussi depuis la maison, est là pour me soulager. Nous nous partageons les tâches dans un souci d’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Chacun sait ce qu’il a à faire et aucun poids ne pèse sur l’un ou l’autre d’entre nous en termes de charge mentale. Nous profitons des siestes du petit pour travailler».

Fort heureusement, le télétravail a du bon et permet à la famille d’Odile de passer plus de temps ensemble et de vivre au ralenti. «Nous laissons nos smartphones de côté autant que faire se peut, pour profiter du temps en famille. La situation que nous vivons tous a paradoxalement du bon. Alors que le monde suffoque, la nature se remet à respirer. A nous de réfléchir à prendre conscience de ce qui nous importe vraiment. Profitons des temps à venir pour nous recentrer et réapprendre à profiter des choses simples de la vie». A l’instar de cette charmante famille, puissent ces temps anxiogènes révéler le meilleur en nous-mêmes.

*nom connu de la rédaction

WK