Administration

Face à la pandémie, la Ville a son état-major

Comme au printemps, la Municipalité a mandaté un état-major constitué de divers professionnels pour faire face à la pandémie Covid-19. Entretien avec le chef de l’EM DIAM, le capitaine Vincent Cornu.

© Marino Trotta - Police de Lausanne

Vincent Cornu: «Nous avons renforcé cette fois notre organisation.»

DIAM (DIrectives pour l’engagement de secours en cas d’Accident Majeur) est un organe de gestion de crise actionné lors de situations qui sortent de l’ordinaire et qui exigent l’engagement et la coordination de moyens de secours.

Quel rôle joue l’Etat-major DIAM actuellement?
Il a été mandaté par la Municipalité pour concrétiser les actions souhaitées par la Ville et garantir la pérennité des prestations au profit des habitantes et habitants de la capitale. Il supervise la mise en œuvre des plans de protection, structure les outils de réponses à la population et porte un appui dans la poursuite des activités des services. Il est garant de l’application des directives fédérales, cantonales et communales. Grâce à l’appui de tous les services, l’EM DIAM délivre hebdomadairement à la Municipalité une analyse de la situation, une synthèse des moyens humains et logistiques de l’administration.

La Confédération et le canton prennent des mesures, quelles sont les responsabilités de la Commune?
La Municipalité a pour vocation, prioritairement, de prendre toutes les mesures nécessaires en faveur de la protection des citoyennes et citoyens de notre ville, mais aussi de veiller à ce que toutes les employées et tous les employés de l’administration puissent travailler dans des conditions de sécurité optimales. Elle leur a régulièrement communiqué des informations générales sur le virus et la manière de se protéger, ainsi que sur les dispositions en lien avec le règlement du personnel. La Municipalité conserve la vue d’ensemble de l’évolution épidémiologique et du fonctionnement de la Ville par l’intermédiaire de l’EM DIAM. Ceci lui permet de garantir un fonctionnement souple, fluide et réactif au gré des variations de la contamination et des besoins essentiels pour le public.

Quels ont été les principaux enseignements de la période de confinement au printemps, et quelles sont les différences dans la situation aujourd’hui?
Nous avons constaté que nous n’étions pas préparés à un pathogène infectieux aussi virulent. Les plans anticipés nous ont permis de faire face à la première phase mais devoir «tenir» aussi longtemps et maintenir notre capacité d’appui de façon si soutenue a exigé un énorme investissement et un travail d’ampleur peu imaginé. L’esprit d’équipe et la cohésion au sein de l’EM DIAM nous ont permis de remplir nos missions, non sans «quelques» heures supplémentaires et une fatigue accumulée. Fort de ce retour, nous avons pensé notre structure différemment pour arriver au printemps 2021 sans trop d’impacts. Avec le soutien des services de la ville, nous avons constitué différentes plateformes de réflexions et d’échanges. Plusieurs personnes renforcent notre organisation afin de mettre en œuvre les actions concertées, après les avoir soumises à la Municipalité pour validation. Nous avons aussi constaté qu’un rapprochement avec l’Etat-major cantonal de conduite (EMCC) était profitable à une meilleure circulation des informations, à une coordination essentielle dans les différents secteurs de responsabilités et à une cohérence dans l’exécution des directives sur le terrain.

AM