Politique

Un dépouillement dans des conditions inhabituelles

Les élections communales peuvent se dérouler normalement, mais la crise sanitaire complique le décompte des voix. Le Secrétariat municipal a dû revoir ses plans plusieurs fois afin que toutes les mesures soient prises pour assurer le bon fonctionnement du dépouillement.

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Patrizia M. Darbellay

La pandémie ne change pas grand-chose au vote des Lausannoises et Lausannois. Le vote par correspondance se déroule normalement. Les locaux de vote, dans les quartiers, seront ouverts de façon habituelle le 7 mars, comme ils l’étaient pour les votations de novembre, en appliquant les mesures de précaution telles que le port du masque et la désinfection des mains. En plus des solutions habituelles, des Covid Angels assureront le respect des mesures sanitaires dans les bureaux de quartiers et les salles de dépouillement.

Pour la campagne électorale, des actions de communication particulières ont été lancées cette année, telles que la production de vidéos pour les candidates et candidats à la Municipalité, ou les présentations des listes électorales dans ce numéro spécial du Journal communal.

Des centaines de volontaires à espacer
Là où la pandémie pose un défi, c’est pour le décompte des voix. «Nous avons dû revoir toute notre organisation», confie Patrizia M. Darbellay, secrétaire municipale adjointe, en charge des élections et votations communales. En plus des espaces habituels, le dépouillement s’étendra dans les salles de gymnastique du collège de Grand-Vennes, afin de disposer de suffisamment d’espace (1200 mètres carrés supplémentaires) pour accueillir les scrutatrices et scrutateurs selon les normes en vigueur.

Plus de 500 personnes vont y participer, dont environ 150 pour la nuit du samedi au dimanche, pendant laquelle, à partir de minuit, les votes par correspondance sont traités. Malgré la pandémie, le port du masque obligatoire et les autres mesures sanitaires, les volontaires n’ont pas manqué, ce qui n’étonne pas Patrizia M. Darbellay: «Les volontaires sont défrayés et trouvent de l’intérêt à participer au processus démocratique, qui se déroule dans une ambiance de travail conviviale.» Le risque difficile à gérer, toutefois, est qu’une partie d’entre eux ne puissent pas venir, étant en quarantaine ou testés positifs.

Les directives ont évolué
Pour le Secrétariat municipal, la préparation de cette édition a représenté un travail additionnel considérable. En plus de l’équipement des nouveaux espaces, il a fallu présenter un plan de protection, à faire valider par le Canton. Ce plan détaille l’utilisation des espaces, y compris pour les repas et les pauses des participants, règle les déplacements de manière que les scrutatrices et scrutateurs ne se croisent pas, prévoit toutes les mesures d’accompagnement. Les tables doivent être désinfectées régulièrement, les salles doivent être hermétiques.

Les directives cantonales ayant évolué au cours des semaines de préparation, «nous avons déjà dû changer à plusieurs reprises nos plans d’occupation des locaux afin de les adapter.»

Par ailleurs, la formation des volontaires n’a pas pu se dérouler normalement. «Nous organisions d’habitude des soirées avec des exercices  de mise en situation. A la place, nous avons réalisé des films et organisé des formations, à distance, pour les scrutatrices et scrutateurs.»

Le décompte des voix risque-t-il d’être retardé? «Nous faisons tout pour que cela se passe bien, assure Patrizia M. Darbellay. Mais il est possible que nous ayons un peu de retard sur nos horaires habituels.»

AM