Quartiers

Epicerie Coupe-Circuit

Ce projet ouvre une épicerie aux produits locaux et respectueux de l’environnement. Gérée en coopérative participative, elle est accessible en fin de journée aux membres de la coopérative, qui s’engagent à y travailler bénévolement trois heures par mois, selon des horaires pré́-établis.

Comment est né ce projet?

Mahé Raccaud: Notre groupe s’est progressivement formé, à partir de deux personnes, puis d’autres dans leur entourage, autour de préoccupations écologiques et de l’envie de devenir des acteurs d’un changement dans notre mode de consommation. Il y a deux ans, nous avons rencontré des membres d’autres épiceries participatives en Suisse, à Neuchâtel et Saint-Blaise, qui nous ont donné des conseils.

Plusieurs parmi nous ont déjà fait des expériences en démarches participatives, mais aucun n’en a en commerce alimentaire. Nous avons donc pris le temps de nous mettre d’accord sur le cadre du projet et son fonctionnement. A la fin de l’année passée, nous avons pu ouvrir notre centrale d’achat, des produits y sont déjà accessibles aux membres de la coopérative. Nous sommes toujours à la recherche d’un local pour achalander les produits.

 

Que change pour vous le soutien du Budget participatif?

Nous avions calculé que l’épicerie pouvait débuter avec une vingtaine de membres, contribuant à une part sociale unique de 200 francs. Mais nous avions besoin de réunir des fonds pour l’investissement de départ, la transformation des futurs locaux. Le soutien du Budget participatif (CHF 20'000,-) nous évite de devoir dépendre de prêts privés et couvrira l’achat du logiciel, des silos à vrac, ainsi que les premiers loyers. Notre nomination au Budget participatif et le soutien de la Ville nous donnent de la confiance, de la sécurité et une visibilité bienvenue.

 

Où en est la mise en œuvre du projet?

Nous avons déjà des partenariats avec des agriculteurs et d’autres vendeurs, mais pour l’instant, nous pouvons difficilement faire de la publicité à large échelle pour l’épicerie, le local dont nous disposons est petit et nous ne pouvons vendre que des produits secs, des céréales, du café. Nous cherchons un lieu aussi centré que possible à Lausanne, et proche des transports publics. Puis il y aura des procédures et des travaux à effectuer. Nous espérons tout de même aménager le magasin cette année. Nous sommes aussi en discussion avec la Ville pour collaborer et peut-être cohabiter avec d’autres projets soutenus par le Budget participatif, comme Manivelle et le Lausanne Repair’Café.

D’autre part nous voulons élargir le nombre des membres, qui sont une quinzaine actuellement. N’importe qui peut l’être, il faut seulement participer trois heures par mois. C’est nécessaire afin de réduire les charges fixes et parvenir à vendre les produits à des prix abordables. Mais c’est surtout une expérience conviviale!

 

AM