Quartiers

Le Tunnel potager

Le projet vise à transformer la rue de la place du Nord (du chemin du Calvaire à la rue de la Barre) en un espace de quartier chaleureux et paysager, par l'installation de bacs potagers pour les habitantes et habitants du quartier, notamment les enfants. Il contribuera à redéfinir la rue comme un véritable espace piétonnier et de rencontres.

Comment est né ce projet?

Romaine Martinella: Il est né entre trois parents de l’école de la Barre, Charlotte Thietart, Simon Bailly et moi-même. Nous travaillons tous les trois dans le domaine de l’architecture et l’urbanisme. En déposant nos enfants à l’école tous les matins, nous nous sommes dits que cette cour de récréation était triste, peu végétalisée. Initialement, nous pensions à des bacs potagers et des assises dans la cour de l’école. Nous avons pris contact avec la direction, il s‘est avéré que ce ne serait pas possible. Nous avions pris contact avec le Budget participatif, qui nous a proposé un autre site, au Tunnel. C’était un peu déconnecté de notre bassin de vie, entre la place du Nord, l’APEMS (accueil pour enfants en milieu scolaire), la crèche de la Cité et l’école. D’où notre idée d’investir la place du Nord.

Nous avons constitué une association, les Lombrics. Florence Chanal, ergothérapeute, nous a rejoints, puis d’autres encore. Nous avons discuté avec l’association de quartier et avec un autre collectif, Plant’action, qui avait un projet dans le cadre de Nature en ville. Nous nous sommes tous retrouvés autour de ce projet de la place du Nord.

 

Que change pour vous le soutien du Budget participatif?

Il change beaucoup de choses! C’est un soutien qui donne une légitimité à ce projet et nous permet d’avancer plus vite. Il nous permet une coordination étroite avec le Service des routes et de la mobilité, qui nous oriente vers ce qui est possible et permet une réflexion à plus long terme, vers une réelle piétonisation de cette rue qui fait l’objet d’une forte appropriation par les enfants.

Des semences nous sont offertes et nous voulons travailler sur de la récupération de matériaux, en utilisant par exemple des tuiles en terre cuite ou du bois, selon les principes de l’économie circulaire. Les 17'000 francs reçus nous permettront d’acquérir des terres végétales et nous donnent de la réserve. On verra si cet argent nous permettra de développer un projet plus ambitieux, envisager peut-être une deuxième étape l’an prochain.

 

Où en est la mise en œuvre du projet?

Le planning n’est pas précisément défini, mais nous mobilisons toutes nos ressources humaines pour réaliser le projet avant les vacances d’été. Nous avons constitué trois groupes de travail. L’un s’occupe du volet participatif, le contact avec les institutions du quartier, la crèche, l’APEMS, l’école, le restaurant de la Bossette, des bureaux donnant sur la rue. L’idée est de mobiliser du monde pour l’entretien du lieu, que ces petits jardins soient pérennisés, ne risquent pas d’être laissés à l’abandon. Un deuxième groupe s’occupe des semis, des plantations, identifie les plantes qu’on pourrait mettre en fonction de l’ensoleillement, et qui n’aient pas trop besoin d’eau. Il y aura des légumes, des plantes aromatiques, des fleurs. Enfin nous avons un groupe qui travaille sur la conception du mobilier et les façons d’irriguer ces bacs.

 

AM