Culture

Les arts de la scène chez les enfants

Depuis mai et jusqu’en novembre, la Ville propose aux structures d’accueil de l’enfance et du socioculturel d’accueillir 83 représentations de spectacles jeune public. Une manière aussi de soutenir les artistes dans le contexte de la pandémie, et d’expérimenter de nouvelles formes de participation culturelle.

Découvertes culturelles, c’est le nom de ce programme qui s’inscrit dans le cadre du plan de relance de la Ville pour le secteur de la culture. «Nous avons lancé un appel à projets en mars, et nous étions très contents du nombre et de la diversité des propositions reçues, précise Sonia Meyer, chargée de mission pour la participation culturelle. Avec des représentants des secteurs concernés, nous en avons choisi 18, et 63 lieux (garderies, APEMS, centres d’animation socioculturels de la FASL) ont manifesté leur intérêt. La plupart des spectacles sont donnés quatre fois en une semaine. Au total, 45 artistes reçoivent une rémunération pour une semaine de travail.»

Toutes les émotions

Il y a de la danse, du théâtre, du cirque, de la musique, de l’art du récit. YoungSoon Cho Jaquet, avec sa Compagnie Nuna, a ouvert le bal avec son personnage de Bolo Bolo, du 17 au 20 mai dans les centres de vie enfantine. Elle était habituée à donner son spectacle devant des enfants, mais pas aussi jeunes! Dans l’une des crèches, les plus petits avaient 18 mois.

«Une belle expérience, sourit-elle, nous avons vécu plein d’émotions ensemble. Au début, certains enfants pleuraient; pour finir, ils ne voulaient pas que je parte. Les crèches n’ont pas l’habitude d’accueillir des spectacles de ce genre, des choses inattendues se sont passées. Il y a un beau potentiel, je voudrais bien que ça continue!»

Un enjeu d’accès à la culture

Chargée de projet au Service des écoles et du parascolaire, Antonela Vonlanthen est ravie des premiers spectacles. «Les enfants y ont trouvé leur compte. Je les ai vus aller vers les artistes, poser des questions, toucher des instruments. On est dans une forme de partage. Et c’est important de notre point de vue que ça puisse se passer dans des quartiers populaires, il y a un enjeu important d’accès à la culture.»

Un programme qui pourrait se pérenniser? Aux yeux de Sonia Meyer, c’est en tout cas «une expérience qui fait du sens, en termes de médiation, de sensibilisation. Certains de ces spectacles sont interactifs, participatifs, d’autres offrent un temps d’échanges. Cela nous permet d’expérimenter de nouveaux formats, de sentir des potentiels, d’imaginer des collaborations à plus long terme.»

AM