Administration

«J’admire leur engagement»

Assistante du syndic depuis cinq ans, Marilou Rossier, 50 ans, «ne fait pas de politique mais elle a toujours aimé le monde politique». Cela fait plus de 20 ans qu’elle est au service de Municipales et Municipaux.

© Laurent Kaczor - Ville de Lausanne

Les parents de Marilou Rossier sont d’origine espagnole et ont fait connaissance à Genève. Quand toute la famille s’est naturalisée, se souvient-elle, ça a coûté 10'000 francs. «Nous sommes très suisses», Lausanne est sa ville et le bord du lac lui est «vital».

Employée de commerce, elle a fait ses débuts à la Ville de Lausanne en 1990, quand «on utilisait encore les machines à écrire à boules.» Assistante du syndic, elle travaille à ses côtés – sans avoir à partager ses horaires à rallonge. C’est un travail de contacts avec tous les milieux, les directions municipales, les cheffes et chefs de service, le Conseil d’Etat. Cela crée des liens, qui d’ailleurs deviennent souvent amicaux, et ça lui fait toujours plaisir qu’on lui demande un renseignement quand on ne sait pas à qui s’adresser.

En 30 ans, elle a vu évoluer les mentalités. «Quand j’ai accouché, en 2003, on m’a déjà proposé du temps partiel et du job-sharing, mais ça étonnait encore des collègues.» Depuis, elle a vu des hommes demander et obtenir un temps partiel en devenant pères.

Aujourd’hui, elle a un collègue masculin, secrétaire à mi-temps. «Je ne crois pas que ce soit pareil entre femmes et hommes, nous ne fonctionnons pas de la même manière. Mais je suis pour la mixité. Le secrétariat n’est pas une affaire de femmes.» Sur tous ces plans, l’administration communale lui paraît être «à la pointe».

AM