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«J’ai du plaisir à chercher des musiques»

Mina Balissat, 60 ans, est organiste pour l’Eglise protestante, titulaire des paroisses de Bellevaux-Saint-Luc et de La Sallaz-Epalinges. «Ce n’est pas un métier en solo, je suis au service de la communauté».

© Laurent Kaczor - Ville de Lausanne

Employée à 61% par la Ville, Mina Balissat est au culte au moins une fois chaque dimanche, le jeudi matin et en bien d’autres occasions. Elle joue de l’orgue, du piano, parfois du clavecin; à la différence d’autres musiciens, souligne-t-elle, l’organiste ne possède pas son instrument, il lui est confié temporairement, «de même que nous ne sommes que de passage sur Terre».

Outre le plaisir musical, elle apprécie beaucoup de pouvoir choisir les musiques. En fonction du calendrier liturgique, du thème de la prédication. «Joyeux, triste, méditatif, c’est très varié. II n’y a rien d’automatique, pas de programmes prêts que je puisse ressortir, et heureusement ! Je dois être souple.» Les goûts évoluent, il n’est plus question de s’en tenir à Bach ou Mozart. On lui demande d’adapter des airs de variétés, d’accompagner des chants modernes. «Cela donne beaucoup de travail, mais j’aime chercher de nouveaux morceaux, d’autant plus que souvent on me demande d’expliquer mes choix.»

Son travail est solitaire et créatif, ce qui permet à chacune et chacune de la réaliser à sa façon. Y a-t-il à son avis une sensibilité différente entre organistes femmes et hommes? «Je ne pense pas qu’elle dépende du genre, ni que ce soit une bonne idée de les opposer systématiquement.»

D’origine japonaise, Mina Balissat, 60 ans, exerce ce métier depuis 1988. En dehors de la musique, elle aime notamment la danse claquettes, qu’elle pratique deux fois par semaine depuis vingt ans.

AM