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«J’espère qu’il y aura plus de filles»

Morgane Chapuis, 21 ans, polymécanicienne aux Services industriels (SIL), termine son apprentissage cette année. Une formation qu’elle recommande, les filles n’ont aucune raison d’avoir des appréhensions.

© Laurent Kaczor - Ville de Lausanne

Elle a grandi dans une ferme à Progens (FR) et elle aime la matière, faire quelque chose de ses mains, toucher à tout. «C’est ce qui m’a plu tout de suite dans cet apprentissage, d’être dans le concret, à la fin de la journée on a accompli quelque chose. On s’occupe de toutes sortes de machines et de matières, un jour on usine du plastique, un autre jour de la fonte.»

La pandémie n’a pas trop affecté son parcours au Centre de formation (C-FOR), «nous avons eu un peu de télétravail, alterné certains jours, nous avons quand même bien pu avancer sur nos projets, nos dessins.» Elles ne sont que deux femmes dans sa volée, elle espère qu’il y en aura davantage pour emprunter cette voie.

Elle avait quelques appréhensions avant d’entamer son apprentissage en 2017, à l’idée d’entrer dans un monde d’hommes, mais tout s’est bien passé, «nos formateurs n’ont pas de préjugés et nous traitent avec une grande gentillesse.» Et c’est de la mécanique de précision, pas besoin de porter des choses lourdes.

Là où Morgane Chapuis a fait des expériences plus négatives, c’est dans la recherche de stages. Elle est tombée sur des entreprises pour lesquelles «c’est encore un problème d’employer des femmes dans ce genre de métier». Parfois c’est  parce qu’elles n’ont pas les infrastructures (toilettes, vestiaires), parfois c’est dans leur vision des choses. «Mais peut-être suis-je mal tombée...»

AM