Administration

«On ne sait jamais ce qui va se passer»

Rosaria Papasidero, 37 ans, fait partie depuis trois ans des correspondantes et correspondants de nuit qui, en uniforme bleu, arpentent la ville pour faire de la médiation urbaine. Dans ce nouveau métier, elle aime surtout l’imprévu.

© Laurent Kaczor - Ville de Lausanne

Titulaire d’un poste à 60%, elle est active trois soirées par semaine, de 16h à minuit ou de 18h à 2h du matin. Intervenante socio-éducative, Rosaria Papasidero travaillait auparavant dans une Maison de quartier. C’est là que des correspondantes et correspondants de nuit sont venus présenter leur activité. Ce nouveau métier l’a tentée parce qu’elle aime aider, sensibiliser, et se dit attachée aux jeunes.

La mission consiste à favoriser la cohabitation urbaine. Pour cela, des équipes pluridisciplinaires parcourent les espaces publics, que ce soit dans les quartiers ou au centre de la ville, afin de créer du lien, réduire les risques, prévenir le harcèlement de rue, les incivilités, le littering ou encore les nuisances sonores.

Ce qu’elle aime, c’est la richesse des contacts humains avec des personnes très diverses. «On aborde aussi des questions sociales ou de santé.» Elle aime aussi l’imprévu, et rares sont les mauvaises expériences. Peut-être parce que cette unité de médiation urbaine est maintenant bien reconnue, opérant depuis 2015.

La composition hétérogène de l’équipe, à deux ou trois personnes, favorise la mise en lien. Pour agir pleinement dans la ville plurielle, explique-t-elle, la présence des femmes est essentielle.

À côté de son travail, Rosaria Papasidero a créé une association, OKLM Prévention, qui vise surtout à aider les jeunes à surmonter leurs difficultés. Elle fait aussi de la formation inter-entreprises et tient à souligner ce qu’elle doit à la réinsertion professionnelle financée par l’assurance-invalidité: pour des raisons de santé, elle avait dû renoncer à son premier métier de cuisinière.

AM