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«On a pu améliorer la souplesse horaire»

Valérie Jotterand, 57 ans, est horticultrice au Service des parcs et domaines (SPADOM) depuis 28 ans. Affectée au cimetière du Bois-de-Vaux, elle prépare et fleurit les tombes.

© Laurent Kaczor - Ville de Lausanne

Ce qu’elle aime surtout, c’est être dehors, dans la nature. Elle le fait aussi en dehors de son activité professionnelle, elle peut soudain prendre sa voiture un dimanche pour se balader par exemple autour de l’Etang de la Gruère, dans le Jura. Ses enfants lui disent parfois qu’elle est «un peu sauvage».

Le cimetière, c’est surtout un parc. «On taille des haies, on tond, on plante des fleurs.» Elle n’y pense pas à la mort. Elle «pense parfois aux gens qui sont là mais ça ne va pas me déprimer. Ce qui me déprime, ce sont plutôt les tombes oubliées, non fleuries.»

Dans cette section du cimetière, une dizaine de jardiniers opèrent en équipes. Mais c’est un travail assez autonome, «avec nos fiches de plantes à préparer». Dans son équipe, elle est la seule femme; elle est «bien tombée, ils sont tous sympas.»

Il y a quelques années, elle entendait quand même des petites allusions, du genre: «Si tu es payée comme nous, il n'y a pas de raison que tu ne puisses pas tout faire comme nous» Le pire, dit-elle, c’est quand elle était enceinte. Certains tenaient des propos «machos», disant qu’une maman devrait rester à la maison. Ensuite, elle a trouvé difficile de concilier des horaires de travail très matinaux avec des enfants à la maison. «Il a fallu nous battre, nous avons eu de multiples séances à la Ville. Les choses ont ainsi évolué dans le bon sens.»

AM