Culture

«Limiter l’accès, ce serait moins inclusif»

Début juillet, le Festival de la Cité introduisait le certificat Covid pour assister à une majeure partie des performances. Interview de sa directrice, Myriam Kidri.

© Ville de Lausanne

Myriam Kidri.

Le 23 juin, à quelques jours de l’ouverture du festival, le Conseil fédéral annonçait le retour d’événements sans limite de public, moyennant le certificat Covid. Très rapidement, la décision est prise. Et si c’était à refaire, le choix serait le même.

Pourquoi le choix d’une édition avec certificat Covid?
Myriam Kidri: Ça a été tellement vite! Mais d’imaginer un Festival de la Cité pour seulement 500 personnes alors que nous pouvions penser la manifestation avec une capacité d’accueil illimitée, ça ne faisait pas de sens. Nous avions l’assurance de la gratuité des tests pour les personnes qui n’avaient pas encore pu avoir accès au vaccin, ce qui nous a confortés dans notre choix.

Concrètement, comment les choses se sont-elles passées sur le terrain?
Plutôt bien. Le plus compliqué à gérer n’était pas lié au contrôle du certificat. Pour certaines personnes, il était difficile d’accepter de ne pas pouvoir accéder à un lieu se trouvant dans l’espace public. Mais la Cité étant un quartier ouvert, nous aurions également dû compter avec les barrières s’il avait fallu limiter le public à 500.

L’obligation du certificat Covid n’est-elle pas un gros frein à l’inclusivité?
C’est bien moins inclusif de limiter l’accès au festival à 500 personnes que d’ouvrir tout en demandant le certificat. On avait déjà pu faire ce constat l’an dernier, où la participation se faisait sur inscription. Les personnes les plus rapidement informées et qui ont l’habitude de s’inscrire à des événements sont largement favorisées. Tant que la situation sanitaire est ce qu’elle est, je préfère penser de manière concrète à comment ouvrir au plus grand nombre que de réfléchir de manière idéologique.

JD