Urbanisme

L’école sort de terre aux Plaines-du-Loup

La première pierre a été posée dans le secteur nord de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, qui inclut son école. Des portes ouvertes ont permis à des centaines de personnes de découvrir ce morceau de ville en construction. Trois questions à l’architecte en charge de l’école.

© Mathilde Imesch - Ville de Lausanne

Alors que le chantier du premier secteur de l’écoquartier tourne à plein régime avec désormais dix-huit grues sur site, la construction de l’école a pu démarrer comme prévu cet été. Le bâtiment scolaire comptera dix-huit classes et une salle de gym double.

Edith Dehant est architecte et cheffe de projet au Service d’architecture de la Ville,qui supervise le chantier des Plaines-du-Loup.

Comment décririez-vous ce chantier?

Edith Dehant: C’est un chantier difficile, vu la petite taille de la place à disposition et l’ambition du programme: construire, sur un mouchoir de poche, une surface de plancher plus vaste qu’un terrain de football! Le Service d’architecture s’est impliqué à différents échelons pour relever ce défi. La grue de l’école a pu trouver sa place parmi la forêt de grues que comptera l'entier du chantier, dont sept rien que sur la pièce urbaine D.

Avez-vous dû relever des défis architecturaux?

Empêchés d’enterrer la salle de gym, les architectes ont inversé les choses. La salle de gym se situe donc au-dessus des classes. Une solution peu courante, mais très efficace. Il a fallu prévoir des accès différenciés pour les usages scolaires et publics (le soir). La nuit, cet espace vitré et surélevé sera une «lanterne urbaine» dans le quartier.

Nous avons donc superposé les 18 classes et la salle de sport, employé les surfaces au mieux autour d’une cour intérieure dotée d’un escalier monumental, évité le gaspillage de volume – bref, cherché l’efficience.

Trois fiertés?

Un projet qui respecte les ambitions de la société à 2000 Watts et qui vise le label Minergie P Eco. L’emploi d’un maximum de bois de la Ville et de béton recyclé pour une structure audacieuse. Et le démarrage de chantier s’est fait le 19 juillet dernier comme prévu, malgré la situation sanitaire et une météo défavorable en début d’été.

G. Montangero