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«La formation, c’est 70% de savoir-être»

En charge des apprentis automaticiens au C-FOR!, Centre de formation des Services industriels, Yann Delapraz met l’accent sur l’écoute et l’animation du groupe.

© Mathilde Imesch - Ville de Lausanne

Yann Delapraz, 34 ans, est entré en 2013 au C-FOR!. Ils y sont deux formateurs à s’occuper de seize apprentis automaticiens. En quoi consiste ce métier? «Ce sont les personnes qui peuvent monter des machines de A à Z, et faire de la maintenance.» Tous ses apprentis, actuellement, sont des garçons, mais il a fait de très bonnes expériences avec quelques filles, «elles vont jusqu’au bout de leur travail, et elles ont toutes trouvé un job après.»

Sa mission, c’est de les amener à obtenir un CFC (Certificat fédéral de capacité) en quatre ans. «Ce qui nous manque un peu au C-FOR!, c’est de la production pour des clients. L’avantage, c’est que nous sommes à 100% avec eux. On peut approfondir chaque sujet, on a le temps.»

Père d’une fille de cinq ans, Yann Delapraz a grandi et toujours vécu dans la région lausannoise. Son attirance pour la formation, il la doit peut-être à ses parents, qui étaient enseignants, et parlaient de leurs séances à la maison. «J’ai fait du hockey sur glace pendant presque trente ans, j’aimais m’occuper des jeunes qui entraient dans l’équipe.»

Le rôle du formateur

À son arrivée à la Ville, son supérieur, Philippe Martin, responsable du C-FOR!, lui a dit: la formation, c’est 30% de savoir-faire et 70% de savoir-être. «Ça m’est toujours resté en tête.» 

Le savoir-être? C’est notamment être à l’écoute de ces jeunes qui arrivent à 14 ou 15 ans, et ressortent à 18 ou 19 ans. «Il se passe beaucoup de choses dans leurs vies, divorce de leurs parents ou autres événements marquants.» C’est aussi animer le groupe: «Je pense que l’attitude du formateur peut beaucoup influencer la dynamique collective. J’essaie toujours de les motiver.»

AM