Lauréat 2019

Le Prix des lecteurs de la Ville de Lausanne 2019 a été attribué à Bruno Pellegrino pour son roman «Là-bas, août est un mois d’automne», éditions Zoé.

Bruno Pellegrino a reçu le Prix des lecteurs de la Ville de Lausanne 2019 au Théâtre Vidy-Lausanne des mains du Président du jury Vincent Kucholl et du syndic Grégoire Junod.

Le jury de la 5e édition du Prix des lecteurs de la Ville de Lausanne, emmené par son président le comédien et humoriste Vincent Kucholl, a choisi de récompenser Bruno Pellegrino, auteur de «Là-bas, août est un mois d’automne» (Zoé). Né en 1988 à Morges, il est membre fondateur du collectif l’Ajar et a publié «Comme Atlas» en 2015 et «Electrocuter une éléphante» en 2017.

Le roman de Bruno Pellegrino, librement inspiré de la vie de Gustave Roud et de sa sœur Madeleine, a séduit le jury par la qualité de son écriture, la densité de la narration et la subtilité de son propos. «Ce jeune auteur réussit à nous enchanter avec le portrait croisé d'une soeur et d'un frère qui vivent dans une forme d'autarcie fascinante», commente le président du jury Vincent Kucholl; «que le lecteur connaisse Gustave Roud ou pas ne change rien au pouvoir de cette écriture.»

Les autres écrivains en lice étaient Marc Agron pour «Carrousel du vent» (l'Age d’Homme), Etienne Barilier pour «Dans Khartoum assiégée» (Phébus), Auguste Cheval pour «Les corps glorieux» (Marquise), Anne-Claire Decorvet pour «Café des Chimères» (Campiche) et Pascale Kramer pour «Une famille» (Flammarion).

En découvrant Gustave Roud [...], j’ai senti que quelque chose chez lui et sa sœur Madeleine m’appelait, sans savoir pourquoi.

Le mot de l'auteur

«En découvrant Gustave Roud durant mes études, j’ai senti que quelque chose chez lui et sa sœur Madeleine m’appelait, sans savoir pourquoi. En lisant son Journal, certaines scènes se détachaient et résonnaient en moi. Lorsque j’ai découvert l’inventaire qu’il faisait de son jardin, avec tous ces noms de fleurs, j’ai noté cette idée sans savoir qu’elle allait devenir la première scène de mon livre. L’Idée du roman a grandi en découvrant que Gustave avait une sœur et qu’ils avaient passé leur vie entière ensemble, dans cette maison à Carrouge. Le cœur du projet découle de cette relation. Et la question de la complicité entre les deux m’a beaucoup préoccupé. Comment Madeleine gérait-elle l’homosexualité de son frère dans ce petit village? Comment vivaient-ils? Je n’ai pas de réponses factuelles, biographiques, sociologiques à toutes ces questions. Je n’ai que des réponses intuitives et littéraires en fait. Et j’assume cela. Je n’ai trouvé que des indices dans ses lettres, son Journal, mais aussi à travers les gens que j’ai rencontrés et qui l’ont connu. Au début, j’imaginais qu’il y aurait de nombreuses scènes à deux. Puis je me suis aperçu que, pour rester fidèle, il fallait que je raconte l’histoire de deux solitaires qui vivent en interdépendance. J’ai construit un écosystème avec trois éléments, Gustave, Madeleine et la maison. Si l’un des trois s’en va, tout s’écroule. Le Journal de Gustave s’arrête d’ailleurs en 1971. Après la mort de Madeleine en février, quelque chose s’essouffle. Et donc mon livre s’arrête là aussi, avant la mort de Gustave.»

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