Environnement

Créez vos jardins de poche

Façon joyeuse et colorée d’inviter la population à végétaliser les plus petits recoins de la ville avec des fleurs ou des légumes, les jardins de poche sont désormais ouverts aux candidatures. Associations, collectifs, entreprises, habitantes et habitants pourront obtenir un «permis de végétaliser.»

Après Paris en 2015, Lausanne s’empare du concept et invite la population à accroître les espaces verts cultivés. Au pied des arbres ou le long des murs et des façades, les futurs jardins de poche seront identifiés par celles et ceux qui feront parvenir une demande au Service des parcs et domaines (SPADOM), ou définis par le service, qui lancera des appels à projets de végétalisation.

La faisabilité sera évaluée par les services de la Ville et devra respecter certaines règles, telles que jardinage écologique et respect de la sécurité des usagers. Les jardins de poche de plus grande ampleur devront faire l’objet d’une information publique pour permettre à la population du quartier de se joindre au projet, et s’assurer que ces espaces restent ouverts et communs.

Une convention sera signée entre la Ville et les porteuses et porteurs de projet, qui recevront un permis de végétaliser et bénéficieront d’un kit de démarrage, sous forme de cours de jardinage écologique, de terreau, de graines de fleurs et si nécessaire de bacs en bois. Elles et ils pourront également compter sur un accompagnement professionnel.

Pour l’association En Vie Montchoisi, qui élabore des jardins de poche dans le quartier de Montchoisi, «il est important que les citadines et citadins puissent avoir la possibilité de s’impliquer pour du constructif et du positif à court et à long terme; cela les responsabilise et les rend plus compréhensifs face à la complexité de la réalité et des décisions à prendre. L’effet des projets participatifs de végétalisation est très positif: d’une part cela rend un quartier plus vivant et plus beau, d’autre part cela permet aux habitantes et habitants de s’impliquer et de créer des liens entre eux. Du statut d’inconnus, celles et ceux qui collaborent deviennent des voisins qui se connaissent! Les personnes qui passent et nous voient jardiner dans l’espace public s’arrêtent pour parler, poser des questions, et parfois râler. Cela permet d’ouvrir la discussion.»

EE