Quartiers

Le Rucher pédagogique

L’association Barbe d’Abeilles a pour but de favoriser la biodiversité à travers une apiculture responsable et la sauvegarde des abeilles et autres insectes. La création d’un rucher à Rovéréaz propose par ailleurs des actions de travail pratique en faveur de personnes bénéficiant de mesures d'intégration sociale.

Comment est né ce projet?

Johann Bärtschi: Nous étions plusieurs personnes ayant l’intention ou l’envie d’avoir une ruche et de pratiquer l’apiculture. Il ne s’agissait pas seulement de produire du miel, mais aussi de participer à la préservation des abeilles et de la biodiversité. C’est aussi développer une alternative au monde du travail et de la productivité.

Il était important pour nous que les idées de chacun puissent être intégrées, et d’accueillir le maximum d’élan collectif. Samantha Kart et moi nous sommes donc réunis afin de poser les bases de ce qui allait devenir l'association Barbe d'abeilles. La création d'un rucher pédagogique libre d'accès et permettant un échange sur l'apiculture naturelle a été évoquée dans ce cadre et nous a séduits. Nous nous sommes intéressés au site de Rovéréaz, qui offre un bel espace de biodiversité exempt de traitements chimiques et à proximité d'une zone urbaine. Nous y avons fait la connaissance de Roger, un apiculteur plus expérimenté qui pratique son art dans le magnifique Jardin aux 1000 mains. Il a immédiatement été enthousiasmé par notre initiative et nous a encouragés par ses idées. C’est lui qui nous a orientés vers des possibilités de soutien par la Ville.

 

Que change pour vous le soutien du Budget participatif?

Ce soutien (CHF 8000,–) nous encourage beaucoup. Financièrement, cela représente presque la moitié de nos subventions en 2021, la Loterie romande nous ayant accordé 9000 francs. Ces fonds nous permettront l’acquisition de matériel, de ruches, de tenues de travail, ainsi que des formations en apiculture, qui nous seront données par les personnes qui nous fournissent les ruches et seront gratuitement ouvertes au public (sur inscription). D’autre part, constituer et déposer notre dossier, développer notre communication, cela a été une expérience intéressante, un peu stressante, mais qui nous a donné une bonne ouverture vers le public.

 

Où en est la mise en œuvre du projet?

Nous avons commencé à installer le rucher et allons continuer à le faire jusqu’à l’été. Un week-end de formation est prévu les 8 et 9 mai, notre agenda est disponible en ligne. Nous espérons pouvoir fonctionner de manière autonome en 2022, non seulement grâce au bénévolat mais aussi en accueillant des personnes en mesures d’insertion sociale pour s’occuper des ruches. Nous recherchons par ailleurs des partenariats et discutons notamment avec la Coopérative L’autre temps, à Rovéréaz.

 

AM