Espaces publics

Une équipe anti-tags renforcée

Depuis plusieurs années, les tags non autorisés constituent un problème de société avéré. Lausanne, comme d’autres, souffre de cette pollution visuelle. La Ville s’est mobilisée pour apporter des solutions contre ces incivilités qui souillent les bâtiments publics ainsi que le mobilier urbain, et génèrent des coûts importants pour la collectivité.

L’équipe «anti-tags» a été renforcée depuis 2018, passant de quatre à huit collaborateurs professionnels. Elle est dotée d’équipements de dernière génération, soit quatre véhicules anti-tags avec installations embarquées dont:

  • un système de lavage à eau chaude et à haute pression;
  • un réservoir de 200 litres d’eau intégré et un réservoir supplémentaire de 400 litres pour une autonomie triplée;
  • un système d’aérogommage fonctionnant avec des agrégats de calcium pulvérisé à haute pression pour l’enlèvement des tags sur de la pierre ou du béton.

Ces équipements commandés sur mesure sont utilisés également pour le nettoyage des abris-bus.
 

Aussi les immeubles privés

Au lancement de cette prestation, le but recherché était le maintien de la propreté de l’espace public, bâtiments publics et autres mobiliers urbains. Les équipes sillonnent la ville pour procéder au nettoyage de tags sur les bâtiments publics préalablement signalés via une plateforme interne. Or la Ville a rapidement constaté que la lutte contre les tags devait être généralisée et étendue aux immeubles privés. En effet, une façade publique propre jouxtant une façade privée taguée réduit l’impact escompté.

C’est pourquoi un partenariat entre la Ville et les propriétaires privés a été lancé en janvier 2019, dans un premier temps avec les bâtiments situés au centre-ville. Celui-ci est formalisé par la signature d’une convention entre les deux parties et il fonctionne de la manière suivante: Le propriétaire victime d’un tag sur son bâtiment sous convention le signale au Service de la propreté urbaine, qui garantit le nettoyage autant de fois que nécessaire, dans les 72 heures; en contrepartie de cette prestation, le ou la propriétaire paye un forfait annuel, variable suivant la taille du bâtiment.

Il est important de préciser encore que parallèlement à ce partenariat public/privé, la lutte contre les tags s’est intensifiée en collaboration avec les services de police, et plus particulièrement leur unité anti-tags. Cette dernière a déjà appréhendé plusieurs groupes de tagueurs.
 

Chiffres-clés

  • Conventions anti-tags signées à ce jour: 124 propriétaires ont fait confiance à la Ville.
  • Tags nettoyés en 2020: bâtiments publics 1196, privés 916, total 2112

K. Astrie