Pourquoi un réseau écologique?

En ville aussi plantes et animaux doivent se déplacer pour survivre. La présence d’un réseau de voies de communication vertes jusqu’au cœur de l’agglomération est primordiale.

Plantes et animaux ont besoin de leurs réseaux pour se déplacer. Alors qu’un oiseau se contente de relais pour couvrir de grandes distances, le poisson dépend de cours d’eau sans obstacles sur tout son parcours. En ville aussi plantes et animaux circulent, leur survie en dépend.

© benoît Renevey

Pieds d'arbres végétalisés, relais pour la petite faune.

Nos déplacements sont possibles grâce à des réseaux – routier, ferroviaire, pédestre, aérien, maritime. Dans le monde animal et végétal, les forêts, les cours d’eau, les haies, les rives sont d’importantes voies de communications. Plantes et animaux de nos villes n’échappent pas à cette règle, ils doivent pouvoir passer d’un point à un autre sans courir de trop grands risques. Hélas, nos propres voies de communication et nos infrastructures sont autant d’obstacles sur les parcours des espèces.

Sortir de l'isolement

© Benoît Renevey

Les surfaces herbeuses et arborisées le long des voies CFF sont d’importants accès à la ville pour les animaux terrestres.

Isolée, une population animale ou végétale périclite rapidement. L’échange génétique entre individus de populations éloignées est nécessaire. Il évite la consanguinité. D’autre part un chantier, une pollution ou des intempéries exceptionnelles peuvent décimer une population. La recolonisation du site n’est possible qu’en présence d’un réseau écologique de qualité. On constate que le centre des villes plus densément construit est moins riche que la périphérie. La recolonisation en cas d’extinction et le renouvellement génétique y sont très difficiles.

© Ville de Lausanne

Vision du réseau vert du futur écoqurtier des Plaines-du-Loup

Saut de puce ou longue distance?

Les animaux ne sont pas égaux face aux déplacements. Oiseaux, chauve-souris, insectes volants se contentent de relais assez éloignés les uns des autres. Pour les espèces terrestres comme la fouine ou le renard, cette distance doit être plus courte alors que grenouilles, lézards ou coléoptères terrestres dépendent de voies de communications vertes continues.

Chez les plantes, la capacité de dissémination des graines détermine les exigences du réseau. Certaines espèces confient le transport de leurs graines aux animaux, d’autres au vent ou à l’eau. La distance parcourue dépend du transporteur (oiseau, mammifère ou insecte), de l’équipement de vol (hélice, parachute, ailette) ou du réseau hydrographique.

Des relais providentiels

Les relais permettent aux espèces de se déplacer par petites étapes. Ce sont des refuges qui offrent protection et nourriture le temps de reprendre des forces. Ils sont précieux dans le réseau écologique urbain fragmenté. Arbre isolé, bac de fleurs sauvages sur un balcon, tas de bois mort au fond d’un jardin, pied d’arbre végétalisé sont autant de refuges appréciés par une faune et une flore variées.

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