FAQ: Plantes et champignons

A Lausanne, tous les arbres non forestiers d’essence majeure (art. 25) sont protégés par l’article 56 du plan général d’affectation RPGA. Cela signifie que les propriétaires ont le devoir de respecter et d’entretenir leurs arbres. En particulier, tout abattage ou élagage doit faire l’objet d’une autorisation préalable demandée par formulaire.

En cas d’autorisation, une compensation par replantation sera souvent exigée. Seule une taille légère d’entretien est libre.

Le domaine vital de l’arbre correspondant au rayon de la couronne + 150 cm est lui aussi protégé. Les fouilles, forages, entreposage ou déversements de matériaux, remblayages ou compactages y sont proscrits.

Faites vérifier vos champignons dans un office de contrôle, à Lausanne ou ailleurs. Mieux vaut un contrôle de trop qu’un risque d’erreur dont vous vous souviendrez péniblement. Sans oublier que c’est gratuit!

On qualifie d’indigène une plante poussant spontanément dans une ère géographique donnée sans aucune intervention de l’homme. Une plante d’une autre région biogéographique qui a été introduite et se reproduit spontanément dans la nature n’est pas considérée comme indigène. Cependant, l’aire de répartition naturelle de chaque espèce varie au fil des millénaires au gré des modifications climatiques. Ainsi, certaines plantes du bassin méditerranéen ont actuellement tendance à remonter en direction de l’Europe du nord qui devient leur aire de répartition naturelle.

Les plantes indigènes ont évolué au fil des millénaires au contact des espèces animales locales et réciproquement. Cette coévolution a abouti à de nombreuses adaptations subtiles des deux côtés. Ainsi, un grand nombre d’insectes se nourrissent de plantes particulières durant leur état larvaire. Les plantes profitent en contrepartie du travail de ces précieux alliés pour la pollinisation de leurs fleurs. Si les plantes exotiques offrent pollen et nectar aux papillons et autres insectes, peu sont appétissantes pour leurs larves. C’est la raison pour laquelle, en favorisant la flore indigène on aide également un nombre importants de petits animaux.

Il s’agit de plantes originaires d’autres régions du monde (exotiques) qui, suite à une phase de naturalisation, se sont mises à se reproduire massivement au détriment d’autres espèces. Elles font concurrence aux espèces indigènes et sont, en combinaison avec la destruction des habitats et la surexploitation des ressources, un des trois facteurs majeurs de la diminution de la diversité biologique dans le monde. Certaines plantes européennes deviennent envahissantes en Amérique du nord ou en Australie tout comme des plantes asiatiques ou africaines le deviennent en Europe et ailleurs. Il s’agit d’un processus global. Dans les villes suisses, la laurelle, le robinier et le buddleia (arbre à papillon) sont les stars des envahissantes.

Oui, c’est possible localement. Dans le cas du rumex (lampée) et du chardon des prés, il s’agit d’un phénomène lié à l’activité de l’homme. Ces deux espèces affectionnent les terrains riches en azote. Or, de tels terrains se sont multipliés suite à l’industrialisation de l’agriculture. C’est la raison pour laquelle la loi agricole exige que ces deux espèces soient éradiquées des surfaces agricoles, tout comme les espèces exotiques envahissantes.

Tentez d’en comparer les caractéristiques avec celles des espèces appartenant aux listes noires et d’observation (watch liste) présentées sur les fiches d’Infoflora. Si le doute subsiste, n’hésitez pas à nous contacter.

Ce serait bien dommage. Pourquoi renoncer au plaisir des belles et longues floraisons offertes par les variétés horticoles ou les espèces exotiques quand on peut allier jardin fleuri et jardin vivant? Offrez simplement suffisamment d’espace aux plantes indigènes en créant de petits milieux naturels (prairies, mares, haies) et construisez des microstructures favorables à la petite faune, tels que murets, tas de pierres ou de branches, refuges à insectes, etc. Veillez cependant à ne pas planter d’espèces exotiques envahissantes répertoriées sur la liste noire et d’observation!

Le thuya acidifie les sols, rendant difficile la repousse à ses pieds. Si quelques insectes s’en nourrissent et quelques oiseaux s'y cachent, le thuya ne peut rivaliser avec d’autres arbustes tels que le cornouiller sanguin, le nerprun officinal ou le saule pourpre comme source de nourriture pour la faune locale. Mais c’est surtout sa monoculture et sa monotonie qui dérangent, alors que nous disposons d'une large palette d'arbustes indigènes offrant des fleurs, des feuillages, des structures et des couleurs variables tout au long de l'année. A noter que les haies de laurelles sont plus problématiques du fait qu’il s’agit d’une plante envahissante qui se répand dans nos forêts. En conclusion, le thuya est bienvenu en combinaison avec d’autres essences pour composer une haie diversifiée à majorité indigène.

Quelques pépiniéristes se spécialisent dans les plantes indigènes mais il reste difficile d’en trouver en grands choix dans les grands commerces, sans compter que l’information n’est pas forcément présente sur l’étiquette. N’hésitez donc pas à demander des renseignements au personnel de vente et insistez sur votre intérêt à obtenir des espèces indigènes.

Oui, un grand nombre d’arbres et d'arbustes indigènes supportent bien la taille et peuvent être entretenus sous forme de haie structurée à l’aide de cisailles électriques. Le charme, le hêtre, l’érable champêtre, le cornouiller mâle, le troène vulgaire et l’aubépine s’y prêtent particulièrement bien. Leur entretien ne coûte donc pas plus cher mais ce type de conduite fait bien entendu perdre à la haie indigène son côté champêtre. Si vous en avez la place, taillez-la uniquement du côté trottoir ou des voisins et laissez-la libre du côté jardin.

Hormis le buis, l’if et le houx qui ont des feuillages persistants, les arbustes indigènes perdent leurs feuilles en hiver, ce qui n’en fait pas des candidats optimaux en matière de protection visuelle. Cependant des haies variées d’un certain âge, peuvent offrir par leur entremêlement de troncs, branches et feuilles séchées un degré de protection visuelle tout-à-fait surprenant en hiver, d’autant que c’est une saison où l’on est peu dehors.

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Posez-la nous, nous nous ferons un plaisir d’y répondre: parcs.domaines@lausanne.ch

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