Espaces publics

Aucune souillure ne lui résiste

Depuis près de deux ans, la laveuse de trottoirs CMAR sillonne sans répit les surfaces du centre-ville pour leur rendre leur lustre en les débarrassant des chewing-gums et autres souillures récalcitrantes. Une deuxième machine est attendue pour le printemps 2021.

Le NC 286R, CMAR de son petit nom, a intégré le parc de véhicules de la voirie de la Ville courant 2019. Cette machine décape en profondeur les zones pavées et autres surfaces urbaines grâce à la propulsion à haute pression d’une eau chauffée à plus de 70 degrés, alliée à une cloche de décapage équipée de joints tournants. Aucun produit chimique n’est nécessaire et l’eau sale est directement réaspirée, ce qui garantit un sol sec après passage.

Compacte et écologique, les souillures les plus incrustées ne lui résistent pas et un seul passage sans rinçage suffit déjà à rendre au granit son aspect naturel qui brille de mille feux au soleil. Une lance manuelle permet par un coup de jet bien ciblé d’accéder aux moindres recoins pour venir à bout des chiclettes noircies par des années d’abandon.

Le nettoyage en profondeur des espaces publics n’est pas qu’une affaire d’esthétique. Les salissures posent, en effet, d’importants problèmes d’hygiène et de salubrité. Le Service de la propreté urbaine a testé la CMAR sur la place en face de l’église Saint-Laurent le 12 juin 2019. Depuis, les tournées dans les quatre zones du centre-ville tiennent la CMAR bien occupée tout au long de l’année.

Le coût du littering

A Lausanne, les coûts liés au phénomène du «littering», ou abandon sauvage de petites quantités de déchets sur la voie publique, se montent à près de CHF 16 millions par année. Le fait de cracher son chewing-gum sur la chaussée est inscrit à la liste d’infractions à la propreté urbaine, et est sanctionné par une amende d’ordre de CHF 150.–. Par ce biais, ainsi que par les campagnes de nettoyage musclées, la Ville espère encourager les citoyennes et citoyens à participer au maintien d’un espace public propre et convivial.

N. Bianchini