Urbanisme

Pour que le chemin de l’école devienne un jeu d’enfant

Depuis 2018, la Ville a aménagé les abords de 17 écoles lausannoises pour améliorer la sécurité des écoliers.

© Service des routes et de la mobilité

Il s’agit surtout de ralentir le trafic autour des écoles.

Aller à l’école compose le quotidien des 14'000 enfants de Lausanne en âge d’être scolarisés. Le trajet, pourtant, peut être semé d’embuches, entre traversées de routes et vitesse du trafic. «Nous avons depuis longtemps de nombreux retours d’établissements scolaires et de parents qui nous écrivent pour s’inquiéter de la configuration routière autour de l’école de leurs enfants et des risques d’accidents qui y sont liés», souligne Maëlle Buyck, spécialiste des espaces publics au sein du Service des routes et de la mobilité.

C’est ainsi que débute en 2018 la première campagne de sécurisation du chemin de l’école. Le principe est simple: «Nous coopérons avec le Service des écoles et le Corps de police pour déterminer chaque année scolaire les lieux les plus problématiques afin d’améliorer la sécurité autour de ces écoles ou établissements parascolaires en priorité, explique la cheffe de projet. Nous le faisons sur la base des demandes des directions, de parents et des associations de quartier, car c’est le retour d’expérience de ceux qui sont sur le terrain qui est primordial.»

Enjeu vitesse et visibilité

Depuis 2018, la Ville est ainsi intervenue via 50 mesures d’aménagement aux abords de 17 établissements scolaires de la ville, tous quartiers confondus. Ajout de passages piétons, suppression de places de parc devant une traversée piétonne, rétrécissement de carrefours, pose de potelets sur le trottoir ou encore mise en place de panneaux «Ecoles» et de marquage au sol: bien que les lieux différent, les objectifs sont souvent les mêmes.

«Il s’agit principalement de faire baisser la vitesse du trafic autour des écoles et de faire prendre conscience aux automobilistes qu’ils se trouvent dans un lieu sensible, souligne Maëlle Buyck. L’autre enjeu est évidemment de garantir aux écoliers et aux adultes qui les accompagnent qu’aucun véhicule n’occupe les trottoirs où ils sont censés pouvoir marcher en sécurité. Et bien entendu, qu’ils soient vus. Un enfant qui traverse à un passage piéton entouré de voitures en stationnement n’est pas assez visible et c’est là que surviennent les accidents que nous voulons éviter.»

Tout cela est important pour une ville qui est depuis 2012 la première de Suisse romande à bénéficier du label UNICEF «Commune amie des enfants»

I. Michaud