La passion de la New Romance gagne les Bibliothèques de la Ville de Lausanne

La littérature New Romance a trouvé sa place dans les Bibliothèques de la Ville de Lausanne! Notre bibliothécaire experte dans le domaine, Elodie Ulrich, partage sa passion.

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Elodie Ulrich, bibliothécaire et passionnée de littérature New Romance

After, Crossfire, Beautiful Bastard, Calendar Girl, My Escort love, Bady Random: autant de séries qui, depuis le phénomène Cinquante nuances de Grey en 2013, ont installé la New Romance comme le phénomène éditorial du moment. Passionnée du genre, Elodie Ulrich, collaboratrice de la Bibliothèque La Sallaz, dont la collection New Romance attire les fans, décrypte pour nous cette vague de romance épicée.

Comment vous est venue cette passion pour la New Romance?

J’ai toujours aimé les romans d’amour, dès mes premières lectures d’enfance!  A l’adolescence, l’école m’a quelque peu dégoûtée de la lecture. J’ai retrouvé son goût durant ma formation d’agente en information documentaire, en découvrant Cinquante nuances de Grey à sa sortie. J’avais 25 ans et j’ai dévoré chacun des volumes! Je me suis rendu compte que c’était le type de romans que j’aimais lire. Sont arrivées les séries Beautiful Bastard de Christina Lauren, puis After de Anna Todd, que j’ai adoré: j’étais définitivement une adepte! C’est un genre très addictif: le style est très direct, on s’identifie aux personnages féminins et le personnage masculin, ou l’un d’eux, devient rapidement notre book boy friend, notre amoureux de fiction!

Que ressentez-vous en lisant ces romans à la fois sentimentaux et légèrement érotiques?

Un sentiment d’évasion immédiat et puissant! C’est une manière très efficace pour s’évader quelques heures de sa vie réelle. J’y trouve aussi du réconfort, un univers rassurant. Et ces livres sont de vrais ascenseurs émotionnels! On passe très vite du drame à la passion amoureuse la plus torride. Je suis une romantique, un vrai cœur d’artichaut! Les personnages ont souvent un vécu sombre. Moi qui suis bienveillante et empathique, je les comprends bien.

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Le «kiss» permet d'identifier la New Romance dans les Bibliothèques de la Ville de Lausanne.

Une passion pour la New Romance que vous partagez avec le public. Non seulement avec les lectrices de la Bibliothèque La Sallaz, mais aussi sur les réseaux sociaux, à travers votre compte Instagram Misselodudu_books, et votre page Facebbok du même nom. Pourquoi?

Cette envie est née en 2017 lors d’une soirée au restaurant avec une amie bibliothécaire. J’avais très envie de partager mes lectures coups de cœur. C’est elle qui m’a motivée à me lancer sur Instagram. Ma page Facebook me permet aussi de collaborer avec des maisons d'édition et des auteures. Ma fan de base reste ma maman, que j’ai initiée à la New Romance, et avec laquelle j’ai toujours partagé ma passion des livres!

Pourquoi le public de la New Romance est-il majoritairement féminin?

Je crois que ce sont surtout les femmes qui recherchent du romantisme et du piment dans la vie, ou en tous les cas qui le reconnaissent. Et de toutes les générations, de l’adolescente à la grand-maman, en passant par la jeune mère de famille qui a besoin de s’évader de son quotidien! La plupart des hommes trouvent vite ce genre de livre ennuyeux. J’ai envie de leur dire d’être davantage romantiques et d’essayer la New Romance! Surtout qu’il y a de plus en plus de livres qui donnent la parole aux personnages masculins, et non seulement à la femme. Et que les hommes qui aiment la littérature érotique y trouveront leur compte, parce que les scènes de sexe y sont souvent assez chaudes!

Justement, la teneur érotique de la New Romance est plus explicite qu’elle ne l’était dans les Harlequin d’antan, et plus présente que dans les romances. En quoi n’est-ce cependant pas de la littérature érotique?

C’est de la romance épicée. L’aspect sentiment est toujours très important, contrairement à la littérature érotique où le lecteur ou la lectrice cherche une excitation la plupart du temps dénuée de sentimentalité. Et le vocabulaire reste souvent moins cru et explicite. Même si la série des Calendar Girl, qui raconte l’histoire d’une jeune femme qui devient escort pour sauver son père de la faillite, a déstabilisé certaines lectrices par ses nombreuses scènes de sexe.

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L’image de la femme véhiculée par la New Romance n’est-elle pas réductrice?

Il ne faut jamais oublier que l’on parle de fiction! Ces lectures entrent dans le registre de l’imaginaire, du fantasme. Je ne comprends pas la polémique qui entoure par exemple la trilogie érotique 365 jours de Blanka Lipińska, dite inspirée de Cinquante nuances de Grey, et son adaptation sur Netflix. Les livres ont été un immense succès dans son pays, la Pologne. Une pétition a circulé pour que l’éditeur français Hugo et Cie renonce à les publier. Mais heureusement l’éditeur a gardé son cap et publie la trilogie en mai, juin et juillet. C’est à chaque lectrice de décider de ses propres envies et limites. Et les femmes ne sont de loin pas toujours soumises dans la New Romance! Elles prennent souvent les choses en main. Personnellement, je m’ennuie en lisant les livres de romance plus classiques, les romans feel-good ou la chick-litt, c’est trop gentillet pour moi!

Quelles sont vos trois séries ou écrivaines préférées?

Colleen Hoover est l’une de mes écrivaines favorites, avec elle c’est l’ascenseur émotionnel assuré! J’aime beaucoup les livres d’Emma Green, nom de plume de deux Françaises, surtout 10 bonnes raisons de te détester! Sans oublier l’américaine Elle Kennedy: à chaque fois que l’on termine l’une de ses séries, comme la géniale Off-Campus, on se sent orpheline!

Propos recueillis par Isabelle Falconnier

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Rencontre et dédicaces

La romance épicée, l’amour passion et l’expression du désir n’ont plus de secret pour Cali Keys! L’auteure lausannoise à succès de You & I, L’Amour à pleines dents et de Bons baisers de Californie raconte sa passion pour l’écriture et plonge dans l’univers irrésistible de la New Romance.

Bibliothèque La Sallaz
Quand Vendredi 24 septembre 2021 de 18h à 20h
Public Dès 16 ans, entrée libre sur inscription

 

Par nos bibliothécaires

À l’heure bleue de la bibliothèque sur le point de fermer au public, venez échanger et partager vos derniers coups de coeur lecture. Mais pas n’importe lesquels ! Pas de tabous, pas de contraintes, pas de règles… Si ce n’est que nous allons parler New Romance! Et on veut du piquant, du croquant, de l’exaltant! Attention, âmes sensibles, préparez-vous!

Bibliothèque La Sallaz
Quand Mercredi 8 septembre, 20 octobre et 17 novembre 2021 de 18h à 20h
Public Dès 16 ans, entrée libre sur inscription

 

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