Le syndic de Lausanne se réjouit de voter pour le Prix des lecteurs

Grégoire Junod se réjouit de l’ouverture du vote pour le Prix des lecteurs de la Ville de Lausanne 2022 à l’ensemble du public romand et francophone.

© Sarah Carp
Grégoire Junod, syndic de Lausanne

Le Prix des lecteurs de la Ville de Lausanne 2022 ouvre le vote, entre le 15 février et le 15 mars, aux lectrices et lecteurs de Lausanne, mais aussi de Suisse romande, voire de francophonie. En quoi est-ce important de valoriser ainsi le vote du public?

Je suis d’abord ravi de pouvoir voter également! Il est ensuite important d’encourager la lecture publique de manière la plus large et pertinente possible, et de valoriser la création littéraire romande. Savoir que vous pourrez donner votre avis après avoir lu les cinq romans en lice motive avec raison la découverte de ces auteurs!

Quel lecteur êtes-vous?

Enfant puis adolescent, je préférais la musique, le cinéma et la politique à la lecture, venue plus tard. Je lis en vacances surtout, comme source d’évasion et de nourriture intellectuelle. J’aime les romans, ceux de Colum McCann ou Roland Buti, et les essais, qui maintiennent la pensée en éveil. Au lit avant de dormir, je lis plutôt la presse et leurs éditions du lendemain. Ce qui n’est pas forcément l’idéal pour m’endormir!

Quels sont les livres qui ont marqué votre jeunesse?

Il y a surtout un livre, Voyage au bout de la nuit de Céline. C’était un cadeau de ma soeur. Sa lecture a été une révélation et m’a ouvert à la littérature. Ensuite, j’ai développé une véritable passion pour l’univers de Leonardo Sciascia, fantastique écrivain, journaliste et homme politique sicilien. On trouve tout dans son oeuvre: la corruption des milieux politiques en lien avec la mafia, les souffrances du peuple, le besoin de vérité et de sincérité. C’est une littérature forte, des récits de voyage écrits avec humour et une très belle plume.

À quoi ressemble votre bibliothèque personnelle?

Un grand couloir de mon appartement lausannois est consacré à la littérature, aux romans. La bibliothèque du bureau abrite tout ce qui est essais, histoire, politique, économie.

Vous avez vous-même publié un ouvrage en 2021, État d’urgence (éditions Favre). Le livre reste donc, malgré l’importance de l’image et du numérique, un bon outil pour communiquer ses idées?

Écrire un essai politique permet tout d’abord de synthétiser sa pensée, structurer sa propre réflexion afin de la partager avec le public. Ensuite, c’est effectivement un bel outil d’échange, de lien avec les habitantes et habitants de Lausanne autant qu’avec des interlocuteurs de tous milieux et provenances. Mon livre, paru en février 2021, n’est cependant pas sorti à un moment idéal en ce qui concerne l’échange…

Lausanne est une ville du livre, avec plus de vingt maisons d’édition ou revues actives dans des domaines aussi divers que la fiction, la jeunesse,
le polar, les sciences humaines ou la bande dessinée. Une tradition du livre
importante à vos yeux?

Très importante, et c’est pour cela que nous avons développé ces dernières années une politique du livre qui réponde autant aux besoins et attentes
des lecteurs que des professionnels du livre. Il est essentiel de valoriser et soutenir autant que possible le savoir-faire et les métiers du livre: la création littéraire bien sûr, mais aussi l’ensemble de la chaîne du livre, des métiers de l’édition à la diffusion en librairies, des lieux qui font écho, en matière d’encouragement à la lecture, au travail fait au sein des Bibliothèques de la Ville.

Propos recueillis par Isabelle Falconnier

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