Cerner l'envahisseur

57 plantes exotiques sont considérées comme envahissantes en Suisse. Un des meilleurs moyens de lutte consiste à les reconnaître pour éviter de les acheter et/ou de les propager.

© Benoît Renevey

Laurelle ou laurier-cerise (liste prioritaire VD). Les haies de laurelles sont de bons coupe-regards mais n'ont aucun intérêt pour la nature

Comment puis-je reconnaître et identifier une plante envahissante? Où trouver les listes des espèces concernées? Comment puis-je éviter de les propager à mon tour? Conseils et florilège.

Certaines sont suffisamment originales pour être identifiées facilement; c’est le cas du buddleia, du laurier-cerise, de la renouée du Japon ou encore du vinaigrier. Parfois, c'est plus délicat et il est important de bien se renseigner, voire de faire valider son identification par des spécialistes pour ne pas les confondre avec une espèce indigène.

Bien cibler l’espèce

En Suisse, chaque canton a défini une liste des plantes envahissantes à gérer de manière prioritaire. Le canton de Vaud en a sélectionné 12 et a élaboré pour chacune une fiche détaillée décrivant la plante d'un point de vue botanique, les problèmes qu’elle pose, une clé d’aide à la décision très innovante, et les méthodes de lutte à appliquer selon les situations. Un outil précieux à utiliser sans modération.

© Benoît Renevey

Diaporama

La meilleure des luttes: ne pas acheter

La loi fédérale sur les organismes envahissants (ODE) interdit la vente et la propagation de certains d’entre eux, mais toutes les plantes envahissantes ne sont malheureusement pas concernées. C'est donc aux collectivités comme la Ville de Lausanne, mais aussi aux privés comme aux professionnels des espaces verts d'être particulièrement vigilants. Pensez-y au moment de choisir des plantes pour votre jardin: évitez à tout prix d’acheter des plantes qui figurent sur cette fameuse liste noire, comme par exemple la laurelle qui cerne encore tant de propriétés ou le budleia, dit «arbre à papillons».

Le buddleia ou arbre à papillons

Très présent dans les jardins, cet arbuste est en réalité une peste qui se répand très vite dans la nature au détriment des plantes indigènes. Il offre certes du nectar aux papillons, mais seuls les adultes en profitent. Pour se reproduire, un papillon a en effet besoin d'une plante qui puisse également nourrir ses chenilles, comme le font de nombreuses espèces indigènes.

© Benoît Reveney

Plante pionnière envahissante, l'arbre à papillons se répand sur les voies ferrées

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