
Les bons plans d'Alain Coppey
| Alain Coppey au National Sporting Club. Le 22.12.2009 © SdS / J.-B. Sieber. |
|  | Champion du monde de kickboxing en 2007 et 2008, Alain Coppey a, selon l’expression consacrée, rangé ses gants. Travaillant aujourd’hui dans une entreprise qui s’occupe d’électricité, le Lausannois cultive toujours une passion pour son sport. Au National Sporting Club de Sévelin, son nom induit le respect. Logique. Double champion du monde de kickboxing en 2007 et 2008, Alain Coppey a porté au plus haut les couleurs de son club, de sa ville et de son pays dans un sport plus anonyme que le tennis ou le football. Pour clore sa carrière en beauté, Alain Coppey avait choisi de défendre son titre mondial à Lausanne. Dans sa ville, à la Vallée de la Jeunesse. Devant ses proches et ses amis. Opposé à l’Américain Bobby «Jackhammer» Campbell, le Vaudois avait brillamment défendu son titre. Et comme il l’avait répété avant le combat, ce match fut son dernier. «Pour mon dernier combat, je voulais que ce soit une fête, avoue-t-il. D’ailleurs j’étais moins bien préparé que pour mon premier titre. J’ai dû préparer l’événement personnellement et j’étais souvent dérangé durant mon entraînement, mais je ne le regrette pas.» |
| «D’un point de vue sportif, c’est une ville faite pour ceux qui aiment l’effort. La pente, les changements de rythme, le lac, la nature des bois du Chalet-à-Gobet, je vois mal où trouver un meilleur cadre de vie.» |
|  | Un seul K.O. Enfant de Renens, Alain Coppey a commencé les arts martiaux à 13 ans malgré les réticences de ses parents. «Ma mère n’a jamais aimé le kickboxing, glisse-t-il dans un sourire. Quant à mon père, il voulait voir sans véritablement aimer ce qu’il voyait. Mais je les comprends. Il y a cette peur du K.O. que l’on ne peut ôter de son esprit.» En près de vingt ans de carrière, Alain Coppey n’a pourtant subi qu’un seul K.O.: «C’était lors du championnat du monde amateur, j’ai ramassé un coup et c’est comme si l’on avait éteint la lumière. J’ai repris connaissance au vestiaire et j’avais oublié ce qui venait de se passer. J’étais prêt à partir sur le ring. Ce sont mes hommes de coin qui m’ont expliqué ce qui s’était produit quelques minutes auparavant.» Désormais hors du ring, le double champion du monde distille ses conseils aux plus jeunes: «Transmettre mon savoir et mon expérience fait partie de ma philosophie. Les jeunes ont confiance en moi.»
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|  | Soirées au MAD Aujourd’hui, l’avènement des arts martiaux mixtes ne ravit pas le jeune papa de bientôt 37 ans: «Lorsque j’ai débuté, mon souhait était de changer l’image de la boxe, que l’on retrouve un peu de noblesse dans les sports de combat. Là avec ces sports extrêmement violents, je ne vois presque que de l’agressivité pure. De pouvoir asséner un coup de pied à la tête d’un homme à terre, c’est n’importe quoi.» Valaisan d’origine, Alain Coppey n’a pas mis longtemps avant de se sentir chez lui à Lausanne: «C’est ma ville. Il y a tout à portée de main. Lorsque l’on devient père de famille, on pense à ce qui est le mieux pour ses enfants et à Lausanne c’est parfait. Après d’un point de vue sportif, c’est une ville faite pour ceux qui aiment l’effort. La pente, les changements de rythme, le lac, la nature des bois du Chalet-à-Gobet, je vois mal où trouver un meilleur cadre de vie.» Bon vivant assumé, le boxeur vaudois apprécie les soirées du MAD, l’un des hauts lieux de la nuit lausannoise. «J’y ai passé pas mal de soirées, conclut-il. Mais depuis la naissance de mon fils, j’y vais moins souvent.» PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-FRÉDÉRIC DEBÉTAZ |
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