Un site de la

Les billets du directeur

Une date, un site, une personnalité, une histoire, un coup de cœur... par Laurent Golay.

© MHL/Anne-Laure Lechat
© MHL
Harriet Cartwright Dobbs, Portrait d’un jeune garçon, crayon et aquarelle sur papier, vers 1830

Il en va de l'iconographie enfantine comme des témoins matériels de l'histoire: ils constituent des traces qui ont pour particularité d'avoir longtemps émané des classes aisées exclusivement. Avant l'arrivée de la photographie, la commande d'un portrait individuel ou de groupe requiert en effet des moyens conséquents.


Le temps des jouets ou l'enfance de l'art

© MHL

Victor de Constant Rebecque, Théâtre de Mon-Repos près Lausanne, crayon, gouache et aquarelle sur papier, 1851

A Lausanne, le 18e siècle voit des pasteurs attachés aux valeurs morales et au respect de la discipline religieuse s’opposer à une élite friande de plaisirs sociaux et intellectuels. Le 7 septembre 1772, un bal organisé dans une maison de la Place de la Palud met le feu aux poudres.


Le bal du colonel (pdf)

© Courtoisie, Archives de l'Etat de Berne

Fiche anthropométrique de Benito Mussolini,
19 juin 1903

«Vitesses, Abus sensoriels. – Lumières excessives. Besoin de l'incohérence. Mobilité. Goût du plus en plus grand. Automatisme du plus en plus "avancé", qui se marque en politique, en art, et… dans les mœurs.»


De Paul Valéry à Mussolini (pdf)
Exposition "Crimes et châtiments"

© MHL/Dépôt de Mme Borle

Félix Vallotton, Portrait d’Antoine Vessaz,
huile sur toile, 1890



Vessaz par Vallotton - suite et fin (pdf)

© MHL/Dépôt de Mme Borle

Félix Vallotton, Portrait d’Antoine Vessaz,
huile sur toile, 1890

En 1890, le jeune Félix Vallotton (1865-1925) exécute le portrait d’Antoine Vessaz (1833-1911), alors la personnalité politique la plus puissante du canton de Vaud, deux ans avant une chute aussi brutale que l’ascension de ce Tycoon avait été fulgurante.


Vessaz par Vallotton - 1ère partie (pdf)

© Archives de la Ville de Lausanne
Fiacre automobile, 1907

Si le dernier fiacre au bénéfice d’une concession municipale est encore en fonction en 1926, des demandes pour l’utilisation de fiacres-automobiles sont déposées en 1906 déjà. Mais, dans le cas de voitures hippomobiles comme des véhicules à moteur, ne circulait pas qui voulait…


Taxi driver (pdf)

© Christie's Limited Images 2012
Carl Hackert, Vue d'une parti de Lausanne du Pays de Vaud le Fort de Cluse et la Savoye, gouache sur papier, 1796

De Zürich à Londres, les catalogues de ventes proposent épisodiquement les œuvres singulières d’un artiste apprécié des connaisseurs, dont les œuvres gravées ont été assez largement diffusées. Il n’en va pas de même pour ses gouaches et aquarelles, particulièrement rares et recherchées. Celles qui nous sont connues ont pour sujet les rives du Léman, lausannoises avant tout.


Un génie du Léman en artiste maudit (pdf)
Collection des peintures et arts graphiques

© MHL
Charnaux Frères, Le Bazar Vaudois à Saint-François, photographie, vers 1890

S’il est un rite aujourd’hui largement adopté et pratiqué par les tribus sociales au sein de l’espace urbain, c’est bien celui du shopping. Une expression franglaise dont les synonymes (il faudrait dire «traductions») ne rendent que très imparfaitement le sens précis: faire des courses évoque la corvée ménagère du samedi, lèche-vitrine sonne comme un aveu de frustrante impécuniosité, quant aux peu mélodieux chalandage ou magasinage, ils représentent une tentative désespérée de remplacer certains néologismes anglo-saxons par de mort-nées alternatives.


Shopping 19e (pdf)

© MHL
Jean DuBois, La Place de la Riponne, aquarelle sur papier, vers 1845

Sur la Riponne, deux bâtiments aux fonctions radicalement différentes ont été construits à la même période: la Grenette et le Musée Arlaud. Si la première a été démolie en 1933, le second, transformé en 1906 puis rénové en 1997, ferme toujours le côté sud de la place. En plus de leurs naissances contemporaines, les deux édifices ont aussi en commun d’avoir accueilli des manifestations artistiques, organisées notamment par la Société vaudoise des beaux-arts… Qui revient dès le 11 décembre prochain sur les lieux de ses premières expositions.


Une place capitale (pdf)
svb-a (Arts Visuels Vaud)

© MHL
Arnold Cuenod, affiche lithographiée, Dénéréaz-Spengler & Co, 1911

Le 31 mai 1911, l’aviateur Emile Taddeoli décolle de Viry, près de Saint-Julien en Genevois et rallie Lausanne à la vitesse moyenne de 80 km/h. Après un vol sans histoire, il effectue le premier survol de la ville puis pose son monoplan sur un terrain militaire aux Plaines-du-Loup, où il est accueilli triomphalement. L’histoire de l’aérodrome civil de la Blécherette a débuté ce jour-là.


Lausanne plane (pdf)

© MHL/Don de Nicole Marsens
Erik Nitsche, 1955

Au printemps 1955, l’entreprise General Dynamics, basée en Virginie, confie à un graphiste la création de visuels en prévision de la Conférence Internationale pour une utilisation pacifique de l’énergie atomique.


L'atome au service de la paix (pdf)
Collection des peintures et arts graphiques

© MHL
Samuel Prout, Vue de la Cathédrale de Lausanne, lithographie aquarellée, vers 1820

A Lausanne, l’approvisionnement en eau n’a jamais représenté un problème mais toujours constitué un enjeu.


La mauvaise conduite de l'évêque (pdf)

© MHL
Place Saint-François, vers 1845

Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son Messie. Et alors elle se dit: «Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d’exactitude (ils croient cela, les insensés!), l’art, c’est la photographie.» A partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal.

Ces célèbres et radicales considérations de Baudelaire publiées dans son Salon de 1859 restent 150 ans plus tard source de stimulantes réflexions sur le rôle et le statut de la photographie. Cela d’autant plus lorsqu’on admire des œuvres datant précisément des années 1850-1860. Des œuvres – daguerréotypes, papiers albuminés, épreuves sur papier salé… – dont l’«exactitude», pour reprendre le terme utilisé par Baudelaire, ne peut plus être confrontée, mise à l’épreuve d’une réalité désormais lointaine, souvent disparue.


Constant-Delessert, un pionnier de la photographie (pdf)
Exposition
Collection de photographies

© Claude Huber
Claude Huber, Kurdistan Turc, 1977

Les événements sur lesquels nous nous sommes penchés dans le billet précédent ont jusqu’à très récemment connu des suites, suscité des hypothèses, eu des répercussions. Il en est de l’histoire comme de la physique: tout événement impactant provoque des ondes faisant apparaître des cercles concentriques aux rayons de plus en plus grands.


Le battement d'ailes d'un papillon à Lausanne (pdf)

© MHL
Frédéric Mayor, L'Hôtel Cecil, 1915

Le peu de zèle dont ont fait preuve les autorités lausannoises pour capturer l’assassin d’un réfugié anglais en 1664 (voir notre billet du 11 juin) trouve comme un écho trois siècles plus tard dans les réticences de la police et de la justice à prévenir le meurtre d’un représentant des Soviets à Lausanne puis à condamner le coupable. Aucun lien entre les deux affaires, si ce n’est peut-être leurs protagonistes, survivants de familles brutalement affectées par l’Histoire et qui assouvirent leur vengeance à Lausanne.


Tragédies croisées (pdf)

© MHL
Anonyme, Sud de l'église Saint-François lors de la démolition du couvent des Cordeliers, vers 1896

Après s’être intéressé à la froide (pour autant qu’on puisse en juger) vengeance d’un bouillant Irlandais sur le parvis de l’église Saint-François en 1664, restons sur cette agora lausannoise, colline de la bannière de Bourg, carrefour des principales voies de communications, lieu choisi en 1258 par les Franciscains pour l’érection d’une église et d’un couvent. Site symboliquement consacré à la pauvreté (comme le voulait la règle rédigée par le poverello d’Assise en 1220), il vit plus tard s’implanter, côté lac, des hôtels de luxe puis de théâtraux édifices néo-classiques, métaphoriquement d’une solidité à toute épreuve, destinés à abriter des établissements bancaires.


Les gardiens du temple (pdf)

© MHL
David Buttet, Lausanne Civitas Equestris (détail) plume, encre, gouache sur papier collé sur toile, 1638

A l’aube du 30 janvier 1649, la tête du roi Charles Ier Stuart roule entre les pieds du bourreau de Londres. Rien ne laisse alors présager la sanglante répercussion que cette décapitation à la hache aura à Lausanne quinze ans plus tard. C’est pourtant une implacable vengeance qui conduira l’Irlandais Thomas MacDonnell à abattre Sir John Lord Lisle d’un coup d’arme à feu sur la Place Saint-François le 11 août 1664.


Un régicide traqué à Lausanne (pdf)

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1005 Lausanne  

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