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Gaz naturel-biogaz - faq

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Actualité internationale et conséquences sur l’approvisionnement en gaz

La Suisse achète du gaz naturel principalement sur les marchés suivants: Allemagne, Pays-Bas, France et Italie, tous Etats membres de l’Union Européenne. L’industrie gazière suisse, dont Gaznat, notre principal partenaire pour l’approvisionnement en gaz,  n’a donc aucun contrat de fourniture directe avec la Russie. La part du gaz russe varie selon les marchés des pays dans lesquels la Suisse s‘approvisionne. Elle est plus élevée pour l’Allemagne que pour les Pays-Bas ou la France. Il convient ainsi de différencier les contrats d’approvisionnement qui sont passés en Europe, de la molécule de gaz qui circule dans les gazoducs et qui n’est pas traçable, puisque l’entier du gaz européen se retrouve dans le même canal de transport. Afin d’améliorer la traçabilité du gaz qu’ils distribuent, les SiL sont un des rares distributeurs à avoir opté volontairement pour l’achat de garanties d’origine, danoises et norvégiennes.

Pour des raisons de transparence, les SiL attestent l’origine du gaz qu’ils distribuent au moyen de garanties d’origine. Ils peuvent ainsi attester que 10% du gaz fourni à leurs clients au tarif a été produit dans des installations de production de biogaz au Danemark et que le 90% restant a été extrait dans les champs gaziers de la mer du Nord en Norvège, avant d’être injecté pour leur compte dans le réseau de transport européen. Par cette démarche encore peu courante dans le monde du gaz, les SiL démontrent leur attachement à minimiser les impacts environnementaux de ce combustible en choisissant une part renouvelable et une part extraite dans un pays européen relativement proche de la Suisse et exempt de gaz de schiste par exemple.

Malheureusement non, car le biogaz et le gaz naturel produits au Danemark et en Norvège n’arrivent pas jusqu’au réseau SiL par un réseau dédié uniquement à cela. Il est injecté sur le réseau européen et transite à travers de nombreux gazoducs avant d’arriver en Suisse. En cas de rupture d’approvisionnement dans l’un des pays traversés par ces gazoducs, par exemple si les livraisons de gaz russe sont interrompues, ce gaz n’arriverait pas non plus jusqu’à notre réseau. Cependant la Suisse est très bien connectée au réseau européen, via l’Allemagne, la France et l’Italie, ce qui lui donne davantage de flexibilité en cas de crise et davantage de sécurité d’approvisionnement. De plus, un accord entre la Suisse et la France au bénéfice de Gaznat, notre partenaire principal pour la fourniture de gaz, nous garantit une sécurité d’approvisionnement haute.

Quant à la stabilité des prix, l’immense majorité des contrats de gaz sont indexés aux principaux marchés européens, ce qui fait que nous subissons également les hausses observées sur ces derniers. Toutefois, la politique d’approvisionnement des SiL sur le long terme assure une stabilité forte et permet de faire disparaître une forte proportion de la volatilité des marchés européens.

L’industrie gazière suisse n’a aucun contrat de fourniture directe avec la Russie et achète le gaz essentiellement sur les marchés européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Italie). Elle s’efforce de réduire les dépendances actuelles et de diversifier les filières d‘approvisionnement. En pratique toutefois, on ne peut pas décider d’où vient physiquement le gaz qui circule dans les réseaux européens avant d’arriver en Suisse. Pour ce faire, il faudrait construire des gazoducs spécifiques entre chaque producteur et chaque réseau de distribution, voire chaque consommateur, ce qui serait impossible d’un point de vue économique. Ou alors, décider au niveau du continent européen de ne plus faire transiter de gaz russe dans les réseaux, ce qui est impossible dans l’immédiat puisque certains pays utilisant ce réseau sont fortement dépendants du gaz russe.

En outre, les SiL mettent tout en œuvre pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles, seule réponse durable à cette question, en encourageant la rénovation énergétique des bâtiments et en investissant fortement pour développer des productions de chaleur renouvelable (géothermie profonde, pompes à chaleur avec l’eau du lac, bois, etc.) et le réseau de chauffage à distance.

La production de l’Union Européenne et de la Norvège peut être augmentée, ainsi que les livraisons par gazoducs de gaz d’Afrique du Nord ou d’Azerbaïdjan, et également de gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau. On peut aussi profiter de stocker du gaz en été, lorsque les besoins sont moindres, et l’utiliser l’hiver suivant. On peut enfin réduire sa consommation en chauffant moins son logement, ce qui fera également faire des économies en ces périodes où les combustibles risquent de devenir onéreux. Cependant même en exploitant le potentiel de toutes ces alternatives, il apparaît compliqué pour l’Europe de se passer totalement à court terme du gaz russe, à part au prix de lourds effets économiques (restrictions sur la production industrielle par exemple).

Il existe des stockages de gaz en Suisse, mais ils sont de faible capacité et servent avant tout à équilibrer les besoins journaliers des consommateurs. Un projet de stockage sous les Alpes est en cours d’étude dans le canton du Valais, à proximité du gazoduc de Transitgas, lequel relie le réseau gazier suisse à ceux de l’Allemagne, de la France, et de l’Italie. Il permettrait de stocker quelque 1500 gigawattheures sur les 38000 gigawattheures que consomme en moyenne la Suisse chaque année. L’aménagement d’un stockage gazier en Suisse est cependant une entreprise ardue et coûteuse et ne pourra pas voir le jour à très court terme. En parallèle, Gaznat, partenaire des SiL, dispose de capacités de stockage en France qui assurent ainsi une certaine sécurité d’approvisionnement.

Oui, nous avons accès à des capacités de stockage en France grâce à des accords négociés par Gaznat, notre principal partenaire pour l’approvisionnement en gaz. Cette réserve nous permet de garantir une partie du gaz que nous fournissons à nos clients malgré les incertitudes actuelles sur les marchés. 

Le gaz naturel liquéfié (GNL) est du gaz naturel refroidi et qui se liquéfie lorsqu’il atteint – 163 °C. Le volume du GNL équivaut alors à 0,2% du volume du gaz, de sorte que son transport sur de longues distances sur de gros bateaux appelés méthaniers, ainsi que son stockage avant d’être réchauffé (regazéifié) et injecté dans le réseau, sont grandement facilités. Cette filière était historiquement destinée à des pays très éloignés de sources de gaz et pour lesquels le transport par gazoduc se serait révélé trop onéreux ou inefficace. En effet, avec le transport par bateau, on s’affranchit des contraintes liées à l’existence de gazoducs, même si le conditionnement et le transport de ce gaz le rendent généralement plus cher que le gaz acheminé par gazoducs. L’Europe, avec ses propres champs gaziers et la proximité des champs de la mer du Nord, de Russie et d’Afrique du Nord est historiquement davantage alimentée par gazoducs. Certains pays (Espagne, France, Belgique, Pays-Bas, Italie) ont toutefois investi dans des capacités permettant d’accueillir des méthaniers et de regazéifier le GNL pour l’injecter dans leurs réseaux. Le gouvernement allemand a récemment annoncé son intention de construire deux terminaux méthaniers en Allemagne. Le GNL permet donc de diversifier les sources d‘approvisionnement et connaît une importance croissante au niveau mondial. Les marchés gaziers régionaux conditionnés par les réseaux gaziers ont été supplantés par un marché gazier global qui se développe de manière dynamique depuis des années et qui permet des rééquilibrages entre les grandes régions du globe.

La part de GNL aux importations de gaz en Europe a augmenté au cours de ces dernières années et atteint actuellement 20% au niveau de l‘UE. Les fournisseurs principaux sont le Qatar, les Etats-Unis, la Russie, le Nigeria et l’Algérie.

Malgré l’augmentation vertigineuse des prix du gaz sur les marchés depuis près d’un an, les SiL sont parvenus à absorber cette hausse durant plusieurs mois, grâce à une politique de couverture à long terme des besoins en gaz naturel, et à un fonds permettant de limiter l’impact pour nos clients. Ainsi, contrairement à la plupart des distributeurs suisses, aucune hausse n’a été réalisée en 2021 et seule une hausse de 9,6% en moyenne a été nécessaire en mars 2022.

Aucune autre augmentation n’est prévue pour le moment. Toutefois, si la situation devait s’aggraver, en termes de prix ou de températures basses, de nouvelles hausses pourraient être nécessaires ces prochains mois. Ce phénomène touche tous les distributeurs de gaz suisses et européens, et ces effets ont pour l’instant été limités pour les SiL, du fait qu’une part importante de leur gaz est achetée en avance et donc moins sensible aux brusques variations de prix.

Généralités sur le gaz

Les SiL fournissent à leurs clients du gaz naturel d’origine norvégienne et du biogaz danois. Tous les clients au tarif bénéficient automatiquement d’un mix 90% gaz naturel et 10% biogaz.

Les tarifs sont arrêtés par la Municipalité.

Ils comprennent le prix de l’énergie à proprement parler – gaz naturel et biogaz – ainsi  que la rémunération pour l’utilisation des différents réseaux de transport et de distribution du gaz.

Le gaz distribué par les SiL a hérité de la réputation de l’ancien gaz de ville, qu’il a remplacé en 1974. Contrairement au gaz de ville, le mélange de gaz naturel et biogaz acheminé par les réseaux des SiL n’est pas toxique. Si l'installation est faite par un installateur concessionnaire et que les mesures de sécurité sont respectées, il n'y a aucun danger.

Une fois par année à la même période.

La prise sur la conduite de réseau et le branchement jusqu'à l'immeuble ainsi que l'installation intérieure.

Gaz naturel

Le gaz naturel est un gaz fossile principalement composé de méthane, issu de la décomposition de matière organique emprisonnée il y a plusieurs millions d’années dans le sous-sol. Il est extrait du sous-sol, purifié, et transporté par des gazoducs ou sur des méthaniers.

La Suisse ne dispose pas de ressources en gaz naturel; elle est par contre très bien connectée aux réseaux de ses voisins européens. Le gaz naturel distribué en Europe provient principalement de Russie, de Norvège, et de différents pays de l’UE.

Pour des raisons de transparence, les SiL attestent l’origine du gaz naturel qu’ils distribuent au moyen de garanties d’origine. Ils peuvent ainsi attester que le gaz naturel fourni à leurs clients au tarif a été extrait dans les champs gaziers de la mer du Nord en Norvège, avant d’être injecté pour leur compte dans le réseau de transport européen et transporté jusqu’en Suisse. Par cette démarche encore peu courante dans le monde du gaz, les SiL démontrent leur attachement à minimiser les impacts environnementaux de ce combustible en choisissant de favoriser son extraction dans un pays européen relativement proche de la Suisse et exempt de gaz de schiste.

Les réserves connues aujourd’hui suffiront à assurer la consommation mondiale pour encore de nombreuses décennies. Le défi de ces prochaines années sera la diminution des besoins de chaleur (par la rénovation énergétique des bâtiments), la transition vers des énergies renouvelables (chauffage à distance, géothermie, pompes à chaleur avec l’eau du lac ou les eaux usées, bois, etc.) et finalement d’assurer la transition à des solutions de gaz décarboné (biogaz ou autres gaz renouvelables) pour limiter les émissions de CO2 et leur impact sur le changement climatique lorsque la consommation de gaz sera toujours nécessaire. Les récentes tensions géopolitiques nous montrent également qu’il est important de nous affranchir de nos importations de combustibles fossiles venant de l’étranger et notamment de régions instables qui pourraient mettre en péril notre approvisionnement.

Biogaz

Comme le gaz naturel, le biogaz est composé essentiellement de méthane (CH4). Contrairement au gaz naturel qui est extrait des profondeurs de la terre, le biogaz est issu de la fermentation de résidus agricoles et alimentaires, tels que les déchets verts ou les boues d’épuration. Son cycle de vie est beaucoup plus court et c’est pour cette raison qu’il est considéré comme une énergie renouvelable et que son empreinte carbone est fortement réduite.

Le biogaz fourni par les SiL provient du Danemark. En effet, la production suisse, bien qu’en constante augmentation, ne parvient pas à satisfaire les besoins. Les SiL ont choisi de se procurer du biogaz certifié naturemade star, qui est un label suisse très exigeant garantissant une production particulièrement respectueuse de l’environnement. Il est issu exclusivement de résidus agricoles et alimentaires, et exclut toute culture dédiée qui prendrait la place d’une culture alimentaire.

Pour lutter contre les changements climatiques, la Ville de Lausanne s’est doté d’un plan Climat, dans lequel elle s’est fixé des objectifs ambitieux: zéro émission carbone d’ici 2050.
Les émissions de CO2 dues à l’énergie utilisée pour le chauffage et l’eau chaude sont très importantes. En introduisant du biogaz dans leur fourniture de gaz, les SiL diminuent les émissions de CO2 et contribuent ainsi au Plan climat lausannois.

Le biogaz est produit par la fermentation de déchets organiques tels que les déchets verts, les boues d’épuration ou les engrais de ferme. Il s’agit donc d’une source d’énergie renouvelable.

La compensation consiste à soutenir financièrement des projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en Suisse ou à l’étranger pour compenser les émissions de CO2 issues de la combustion du gaz naturel.

Le gaz distribué par les SiL n’est pas compensé. Les SiL ont choisi de mitiger l’impact climatique du gaz qu’ils fournissent en offrant directement à leurs clients du biogaz certifié naturemade star, dans une proportion vouée à augmenter continuellement ces prochaines années, plutôt que d’investir dans des projets servant à compenser le CO2 d’origine fossile émis lors de la combustion de gaz naturel.

Le label naturemade star certifie que le biogaz provient à 100% de sources renouvelables et a été produit de manière particulièrement écologique. Il est produit uniquement à partir de résidus organiques comme les déchets verts, le fumier et les boues d’épuration. D’autres critères sont en plus vérifiés, comme par exemple une politique d’entreprise durable ou l’exclusion des organismes génétiquement modifiés. Enfin, ce label garantit que les quantités de biogaz injectées dans le réseau n’ont pas été vendues deux fois. En remplaçant du gaz naturel fossile par du biogaz, les consommateurs apportent ainsi une contribution décisive à la protection du climat.  

Le biogaz distribué par les SiL est transporté via des réseaux européens et suisses. Il doit donc répondre aux mêmes normes de qualité que le gaz naturel acheminé par les mêmes réseaux. De ce fait, Il présente le même pouvoir calorifique et n’a aucun impact sur le ramonage des chaudières. Par contre, avec une diminution des émissions de CO2 d’environ 80% par rapport au gaz naturel, son impact environnemental est fortement réduit.

La STEP de Vidy est en charge du traitement des eaux usées de 220'000 habitants de l’agglomération lausannoise et 350'000 à terme. Depuis juin 2021, elle produit du biogaz qui est injecté dans le réseau de gaz et est utilisé par les chaufferies qui alimentent le réseau de chauffage à distance lausannois. Ce biogaz permet donc de diminuer l’empreinte carbone du chauffage à distance.

Branchement gaz

Selon les exigences de la SSIGE (société suisse de l'industrie gazière et eau), les branchements gaz doivent être contrôlés tous les 4 ans, quel que soit la consommation, même si elle est à zéro. En tant que propriétaire, ce contrôle vous incombe.

Le branchement est la conduite entre le réseau principal des SiL et la façade du bâtiment. Il appartient au propriétaire.

Le contrôle est effectué par les spécialistes gaz des SiL (CHF 70.-) ou par un sanitaire agréé par la SSIGE, dont une liste se trouve sur leur site (le tarif varie selon l'entreprise. Il faut ajouter le déplacement d'un technicien des SiL si le sanitaire demande sa présence)

Oui, il est exigé par la SSIGE (société suisse de l'industrie gazière et eau). Les branchements gaz doivent être contrôlés périodiquement tous les 4 ans.

Selon les directives G2: "Le propriétaire d'un branchement qui alimente une installation fonctionnant au gaz naturel doit faire contrôler périodiquement le branchement par un organisme compétent".

Ces contrôles doivent se faire tous les 4 ans et ceci depuis de nombreuses années.

Le contrôle est à la charge du propriétaire.

S'il y a urgence, par exemple lors d'une fuite de gaz, les SiL vous contactent immédiatement.

Les contrôles sont effectués avec un appareil de détection de gaz qui longe la conduite, depuis la vanne sur le domaine public jusqu'à la façade du bâtiment.

Un contrôle dure en moyenne 20 minutes.

Si l’accès au terrain est libre, votre présence n’est pas requise car le contrôle ne nécessite pas de rentrer dans le bâtiment.

Si l'accès au terrain est protégé par une alarme, un portail ou une caméra de surveillance, votre présence est nécessaire.

Pour connaître l'état de votre branchement, vous pouvez nous contacter au 021 315 83 59 (8h à 11h) ou nous écrire à silgazsecurite@lausanne.ch.

Livraison et distribution

Vous trouverez les règlements propres à la livraison ou à la distribution des énergies ainsi que les prescriptions d'installation relative aux branchements concernés sur cette page.