Le plan d'action

Pour promouvoir l’égalité entre les sexes dans le sport, quatre axes stratégiques ont été identifiés, assortis d’actions prioritaires et de mesures concrètes. 

Les résultats du diagnostic interne et de l’enquête publique menée auprès des femmes de la région lausannoise démontrent l’importance des leviers existant en mains publiques et donc d’engager une politique publique fort et ambitieuse en faveur de la pratique sportive des femmes et de l’égalité dans le sport à Lausanne. Pour atteindre ces différents objectifs, quatre axes stratégiques ont été identifiés, desquels découlent 19 actions prioritaires et 61 mesures concrètes.

Quatre axes stratégiques

La question de l’égalité entre femmes et hommes dans le sport dépasse le cadre de la pratique sportive. Il s’agit d’un enjeu de société, qui s’ancre d’abord par la mixité au sein des instances de gouvernance; là où les décisions sont prises au quotidien et, de manière plus stratégique, sur le long terme. Et cela s’applique également dans le domaine du sport.

Mettre en œuvre l’égalité entre femmes et hommes implique une compréhension des enjeux et une connaissance des bonnes pratiques en matière de gouvernance ainsi que des outils de pilotage pour pouvoir mener à bien la stratégie définie. Assurer une gouvernance du sport paritaire passe par quatre types d’actions prioritaires, présentées dans le détail aux pages 75 à 78 du rapport.

L’égalité de traitement est au cœur des missions du service public. Aucun critère d’attribution du règlement des subventions sportives ne favorise nominativement les hommes ou ne discrimine spécifiquement les femmes. Pour autant, les résultats du diagnostic interne montrent que les subventions sont majoritairement attribuées à la pratique sportive des garçons et des hommes. Cette tendance est particulièrement visible pour les subventions attribuées aux associations et clubs sportifs. Cela s’explique principalement par la composition même des membres des clubs et associations. Le ration femmes-hommes est particulièrement déséquilibré, avec 28% de filles et femmes pour 72% de garçons et hommes membres d’associations et clubs sportifs.

Le subventionnement des clubs comporte un biais structurel. L’enjeu est donc à la fois d’inciter les filles et les femmes à pratiquer du sport dans le cadre d’associations et clubs sportifs et de soutenir financièrement les activités sportives des filles et des femmes en dehors des structures subventionnées, afin d’offrir à toutes et à tous les mêmes aides.

La Ville de Lausanne souhaite agir en faveur d’un rééquilibrage des subventions accordées aux activités sportives. Cette volonté passe par deux actions prioritaires, présentées dans le détail aux pages 80 à 82 du rapport.

La pratique d’une activité physique et sportive joue un rôle positif sur la santé, le bien-être et l’intégration sociale des individus. A Lausanne, les femmes pratiquent une activité sportive principalement en dehors des associations et clubs sportifs, de façon autonome ou dans des structures privées.

La Ville de Lausanne s’est donc donné pour objectif de renforcer les mesures et les moyens mis en œuvre pour faciliter l’accès au sport et multiplier les opportunités offertes aux filles et aux femmes d’exercer une activité sportive tout au long de leur vie. Pour cela, cinq actions prioritaires ont été définies. Elles sont présentées dans le détail aux pages 83 à 90 du rapport.

Le subventionnement des clubs comporte un biais structurel. L’enjeu est donc à la fois d’inciter les filles et les femmes à pratiquer du sport dans le cadre d’associations et clubs sportifs et de soutenir financièrement les activités sportives des filles et des femmes en dehors des structures subventionnées, afin d’offrir à toutes et à tous les mêmes aides.

La Ville de Lausanne souhaite agir en faveur d’un rééquilibrage des subventions accordées aux activités sportives. Cette volonté passe par deux actions prioritaires, présentées dans le détail aux pages 80 à 82 du rapport.

Le sport n’est pas épargné par les stéréotypes et les comportements sexistes. L’enquête publique menée auprès des femmes de la région lausannoise montre que 19% des femmes interrogées disent avoir été victimes d’actes ou de paroles sexistes dans leur pratique sportive et 20% en avoir été témoins. Sifflements ou interpellations, critiques de leurs capacités physiques ou injonctions à être sexy dans l’exercice physique sont autant de manifestations de clichés renvoyés aux femmes et de formes de harcèlement subies par les femmes.

Sensibiliser l’ensemble de la population ainsi que les acteur·trice·s de la politique sportive aux stéréotypes de genre dans le sport et lutter contre ceux-ci est un des éléments essentiels pour garantir le développement et la pérennité de la pratique sportive des filles et des femmes.

Pour répondre à ce défi et garantir une plus grande égalité des sexes, quatre actions prioritaires ont été définies. Elles sont présentées dans le détail aux pages 91 à 97 du rapport.

19 actions prioritaires

© Ville de Lausanne

Actions déjà entreprises par la Ville de Lausanne

La Ville de Lausanne a déjà entrepris différentes actions afin de promouvoir le sport féminin et de lutter contre les inégalités de genre. Elle a lancé début 2021 un Fonds pour promouvoir le sport pour toutes et tous et l’égalité femmes-hommes, doté de 300’000 francs, et défini des indicateurs de suivi budgétaire lié au genre. Par ailleurs, des vestiaires pour accueillir des équipes féminines sont à l’étude et une campagne de sensibilisation visant à déconstruire les stéréotypes de genre dans le sport et valoriser la pratique sportive des femmes a été lancée le 7 juin prochain.