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Les cours d'eau

Plus de 100 kilomètres de cours d’eau parcourent le territoire lausannois. Ils sont organisés en réseau selon la topographie locale et drainent un secteur défini appelé bassin versant. On dénombre six bassins versants sur la commune.

Lausanne a la particularité de se situer à cheval entre deux grandes régions hydrographiques: le bassin versant du Rhône et celui du Rhin. Les cours d’eau lausannois s’écoulent donc dans deux directions opposées. Le Talent et la Bressonne drainent l’extrême nord de la commune (Bois du Jorat) et cheminent ensuite via le lac de Neuchâtel, puis le Rhin vers la mer du Nord. Le reste du réseau, réparti entre la Chandelar (Paudèze), la Vuachère, la Louve et la Chamberonne, s’écoule via Le Léman, puis le Rhône jusqu’à la Méditerranée.

Historiquement et face à l’accroissement de la Ville, les cours d’eau ont été plus au moins aménagés, afin de gagner en surface à bâtir et de lutter contre les crues. Des mesures légères, comme la consolidation des berges, ou plus importantes, telle que la mise sous terre, ont été réalisées selon les secteurs. Les anciens tracés du Flon et de la Louve représentent les cas les plus extrêmes: ils ont été entièrement enterrés avant d'être utilisés comme évacuation des eaux usées. Les eaux de la rivière du Flon sont actuellement dérivées par une conduite dans la Vuachère entre l’usine de Tridel et Chailly. Celles de la Louve sont dérivées depuis le quartier de la Borde jusqu’au Léman.

Qualité des cours d’eau

Afin de contrôler l’état de santé des cours d’eau lausannois, le Service de l’eau procède à un suivi chimique et biologique annuel. Une trentaine de stations chimiques et une dizaine de stations biologiques quadrillent ainsi le territoire. La biologie est définie en étudiant la diversité et la quantité d’organismes peuplant le fond de lit, appelée macrofaune. En fonction de la présence ou de l'absence de ces organismes, il est possible de définir si la rivière a subi des perturbations importantes lors des mois écoulés. Aussi, l’indicateur biologique (IBCH, issu de la méthode fédérale Macrozoobenthos-niveau R) est très représentatif de la qualité des cours d’eau. Il a l’avantage d’intégrer l’ensemble des perturbations survenues sur plusieurs mois, ce que ne permettent pas de faire les prélèvements chimique ponctuels.

Globalement, les cours d’eau urbains sont plus dégradées que ceux situés en zone forestière. Les premiers étant exposés aux polluants de chaussée, de toiture et même aux rejets non maîtrisés d’eaux usées. Le Service de l’eau met en œuvre des méthodes permettant d’identifier et de résoudre ces pollutions afin d’améliorer la qualité des cours d’eau et les conditions environnementales des espèces qui en dépendent.

Les cours d’eau, lacs et étangs sont des milieux particulièrement riches en espèces et constituent une composante importante de l’infrastructure écologique lausannoise. Ils ont fortement été touchés par l’urbanisation: 34% des cours d’eau ont une morphologie altérée ou sont enterrés. Ils ne remplissent donc plus à leur fonction de liaison biologique.

Pour prendre connaissance des résultats les plus récents, consultez la carte de la qualité biologique, chimique et écomorphologique des cours d'eau.

Coordonnées

Service de l'eau
Direction de la sécurité et de l'économie

Rue de Genève 36
Case postale 7416
1001 Lausanne

Numéro en cas d'urgence:
+41 21 315 93 94

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