Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Partager
Un site de la

Adaptation

L’adaptation aux changements climatiques s'attaque aux effets des changements climatiques. Elle vise à répondre à trois enjeux prioritaires: fortes chaleurs, ruissellement de surface et perte de la biodiversité.

Indicateurs de suivi du Plan climat

Le set d’indicateurs ci-dessous permet d'évaluer l’avancement des mesures d’adaptation du Plan climat. Ces indicateurs suivent des mesures directes, à savoir l'arborisation, la gestion des eaux de ruissellement et le renforcement de la biodiversité.

Arborisation

L’arborisation joue un rôle essentiel pour compenser les effets des changements climatiques. Selon la modélisation climatique menée sur le territoire lausannois, une arborisation dense permet de réduire jusqu’à 12°C la température ressentie dans certains lieux (GEONET, 2024). 

La couverture de canopée correspond à la surface recouverte par le feuillage des arbres. Toute végétation de trois mètres ou plus fait ainsi partie de la canopée. Cet indicateur se concentre sur la zone urbaine et inclut l’ensemble de la végétation arborée, forestière ou non, privée ou publique. Il est obtenu chaque cinq ans sur la base de photographies LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de balayage laser aéroporté qui permet de cartographier le territoire.

Cible
  • Atteindre une couverture de canopée de 30% au minimum d’ici 2040, puis 40% à terme, sur le territoire urbain.

Commentaire

En 2024, la couverture de canopée atteint 24,3%. On observe une forte croissance (8%) par rapport à 2018. Sur la base de cette croissance, la couverture de la canopée de la zone urbaine devrait dépasser les 30% avant 2040.

Les efforts sont soutenus par la stratégie Objectif canopée. Sur le domaine privé, cette évolution a lieu grâce à une plus grande sensibilité aux arbres et à un renforcement des bases légales pendant cette période. Par exemple, l’entrée en vigueur de la loi cantonale sur la protection du patrimoine arboré et paysager, ainsi que la modification du règlement du plan général d’affectation (MPGA) sont entrés en vigueur.

Le bilan du patrimoine arboré correspond à la différence entre le nombre d’arbres plantés et les autorisations d’abattage délivrées sur le domaine public et sur le domaine privé communal. Il n’inclut pas les plantations et abattage sur le territoire privé.

Commentaire

En 2025, la Ville de Lausanne poursuit la mise en place de sa stratégie Objectif canopée en plantant plus de 1500 arbres sur le territoire communal. Moins d'abattage ont été nécessaires qu’en 2024 en raison d'un été moins humide auquel le patrimoine arboré a mieux résisté. Le pic de nouvelles plantations a eu lieu en 2023. Durant les premières années, les plantations les plus évidentes ont pu être réalisées rapidement et en grand nombre. Dès 2023, le choix des plantations est plus complexe, ralantissant ainsi la vitesse de plantation.

Gestion de l'eau

Les eaux de pluie peuvent:

  • être directement utilisées sur place, par exemple infiltrées dans les sols perméables ou dirigées vers les fosses et utilisées par les arbres et la végétation;
  • s’écouler sur une surface imperméable, par exemple une route, puis s’écouler dans une surface perméable proche. Ces eaux ne terminent pas dans le réseau de collecteurs;
  • être évacuées via le réseau de collecteurs. Elles sont ensuite redirigiées vers un cours d'eau ou continuent jusqu'à la station d'épuration (STEP) où elles deviennent des eaux claires parasites.

L'utilisation des eaux de pluie sur place en la restituant au milieu naturel contribue à réduire les risques d’inondation, à rafraichir le territoire, et à soulager le réseau d’évacuation des eaux claires ainsi que la STEP. On parle alors de mesures «ville éponge» ou de «gestion alternative» des eaux.

Les indicateurs liés à la gestion de l'eau seront publiés ultérieurement.

Cet indicateur représente la proportion du territoire non bâti perméable ou non en zone urbaine. 

Une surface est considérée perméable si elle dispose d’un minimum de 30 cm de terre végétale ou de tout type de surface laissant infiltrer l’eau directement à son point de chute (gravier, gazon, terre battue). Le territoire non bâti est la surface de terrain sans les bâtiments (constructions hors-sol) proprement dits. Les surfaces recouvertes d’un matériau étanche sont considérées comme imperméables. Il s’agit typiquement des surfaces dallées (terrasses), surfaces bitumées tels que routes et trottoirs, etc. Cet indicateur se base sur des mesures par drones puis des visites de terrain.

Afin qu’un projet de densification vertueux en termes de gestion des eaux pluviales pour les aménagements extérieurs soit valorisé, cet indicateur est corrigé pour le biais du bâti. C’est-à-dire que la surface bâtie (bâtiments proprement dits) n’est pas prise en compte.

Commentaire

Cet indicateur est suivi pour la première fois en 2025. En 2025, 62% de la surface totale du territoire urbain hors bâtiments est perméable et permet une infiltration directe de l’eau sur son point de chute. Le potentiel de désimperméabilisation se situe principalement dans les surfaces imperméables non bâties (38% en 2025). Les projets de requalification de l’espace public, notamment la désimperméabilisation des places de parc ou le rétrécissement des voies routières, permettront à l’avenir d’accroître la part de surfaces perméables du domaine public. A titre d’exemple, en 2025, plusieurs requalifications ont permis de perméabiliser et planter de la végétation sur une partie du trottoir.

Cet indicateur représente la proportion du territoire urbain où les eaux de pluie sont gérées localement, sans évacuation par le réseau de collecteurs (p. ex. évaporation, infiltration y.c. avec surverse au réseau, fosse pour les arbres). Il englobe les surfaces perméables mais également les surfaces imperméables, y compris bâtiments, dont l’eau s’écoule vers une surface perméable à proximité immédiate pour être infiltrée sur place, soit par gravité soit via un ouvrage d’infiltration. On parle alors de gestion alternative de l'eau. L’objectif est d’augmenter la part de surfaces où l’eau est gérée de façon alternative par rapport aux surfaces raccordées pour toutes les domanialités.

Le domaine privé communal comprend majoritairement les parcs publics tandis que l’espace public urbain, à savoir les places de parc, les routes et les trottoirs composent le domaine public communal.

Commentaire

Cet indicateur est suivi pour la première fois en 2025.

Les surfaces du domaine public communal représentent une vraie marge d’amélioration car elles sont gérées directement par la Ville. Les projets de requalification de l’espace public et le déploiement de nouvelles fosses d'arbres recueillant les eaux des surfaces alentours permettront d’améliorer la situation.

En 2025, les surfaces du domaine privé communal sont celles bénéficiant le plus d'une gestion alternative de leur eau de pluie. Cela comprend les parcs mais également les cours d’école, où de nombreux projets d’adaptation (désimperméabilisation, arborisation, végétalisation) ont vu le jour.

Le domaine privé, qui représente près de 50% du territoire, est un enjeu prioritaire. A moyen terme, des outils réglementaires ont un rôle à jouer afin de favoriser une gestion alternative de l’eau.

Cet indicateur, publié ultérieurement, représente la part du volume d'eaux claires parasites (drainages, fontaines, mauvais branchement, défaut d’étanchéité des collecteurs mixtes ou d’eaux usées, ...) qui arrive à la station d’épuration (STEP) de Vidy par temps sec. Ces eaux surchargent les canalisations et la STEP, et diminuent son rendement. Les eaux de ruissellement du périmètre et des parcelles unitaires ne sont pas considérées.

Ces données seront issues de mesures de débit à la STEP, réalisées de nuit, après une période sans pluie.

Renforcement de la biodiversité

La disparition des espèces et les changements climatiques ont des origines communes et doivent être pris en compte ensemble. La préservation des écosystèmes et leur restauration sont essentielles afin notamment de sauvegarder les services que la biodiversité rend à l’être humain.

A Lausanne, un système de suivi de la biodiversité a été mis en place en 2024 dans le cadre du Plan biodiversité. Les trois indicateurs suivants permettent de suivre trois types de réseaux qui constituent l'infrastructure biologique: le réseau des plans d'eau compris dans la trame humide, les prairies qui constituent la trame sèche et les massifs buissonnants qui représentent la trame forestière.

Cet indicateur permet d'évaluer la qualité du réseau des plans d'eau. L'objectif est d'aboutir à un réseau constitué de plans d'eau proches les uns des autres afin de garder la continuité de la trame écologique humide.

Commentaire

Le nombre d'étangs sur le territoire augmente depuis 2023. Cela grâce au Plan biodiversité qui a permis d'entreprendre des travaux entrepris et de débloquer des moyens. A l'avenir, plusieurs projets se précisent pour développer de nouveaux plans d'eau sur le territoire public communal, par exemple dans les parcs de la ville, mais également sur des terrains privés, notamment via les subventions pour des aménagements en faveur de la nature.

Cet indicateur permet d'évaluer la qualité de la trame sèche. La trame sèche en milieu bâti comprend les milieux herbacés de grandes surfaces (parcs publics, sur les réservoirs d'eau, talus, etc.) et des unités de taille modeste (toitures végétalisées extensives, jardins fleuris privés, accotements routiers, etc.). Ces surfaces sont identifiées sur la base de leur qualité botanique et de leur appartenance à des milieux naturels. Pour l’instant, il comprend uniquement les surfaces gérées par le Service des parcs et domaine de la Ville où l’inventaire a pu être réalisé.

Commentaire

Cet indicateur est suivi pour la première fois en 2025. Ces surfaces sont le reflet de plus de trente ans de principes d’entretien différencié. L’objectif est maintenant de poursuivre le développement de milieux naturels en développant de nouvelles surfaces, par exemple en désimperméabilisant les bords de route, ou en convertissant du gazon en prairies fleuries. L’objectif est également d’augmenter la qualité des prairies existantes via des mesures de gestion et de restauration.

Cet indicateur permet d'évaluer la qualité de la trame forestière, sous l'angle de la biodiversité. Il présente les surfaces où des massifs buissonnants et forestiers sont plantés activement. Ces projets se font en synergie avec la stratégie Objectif canopée, en développant des milieux adaptés autour des arbres nouvellement plantés. La plantation de ces nouveaux massifs se base sur des listes d’essences adaptées aux écosystèmes locaux et aux changements climatiques. L’objectif est de recréer des associations forestières proches de celles présentes dans les milieux naturels.

Commentaire

Cet indicateur est suivi depuis 2025, début de la réalisation de projets concrets et ambitieux. Ceux-ci poussent la réflexion d'Objectif Canopée afin de planter davantage, tout en favorisant le développement de milieux naturels plus complexes et adaptés. En 2026, un projet de création d'une lisière étagée d'environ 800 m2 dans la Campagne Rhoner verra le jour. A l'avenir, un travail sera également entrepris pour améliorer les listes d'essences adaptées aux changements climatiques et augmenter les connaissances en matière de recréation de milieux naturels en périmètre urbain.

Coordonnées

Bureau du climat et de la durabilité
Secrétariat général de la Direction Logement, environnement et architecture

Rue du Port-Franc 18
Case postale 5354
1001 Lausanne