Nouvelle économie

L’économie est un secteur en évolution et de nouvelles pratiques apparaissent ces dernières années. Bien qu'anciennes, les nouvelles technologies en voient certaines comme l'économie collaborative ou de partage revenir sur le devant de la scène. Comment se situe Lausanne face à ces évolutions?

Economie collaborative, économie de partage

Lorsque l’on parle d’économie collaborative ou de partage («sharing economy»), on tend à confondre des réalités pourtant différentes, selon qu’elles ont un but lucratif ou un but d’intérêt général. C’est un domaine à facettes multiples et en développement et sa définition formelle n'est pas encore établie.

Dans cette économie de partage, des personnes partagent entre elles – rien de nouveau – aussi bien des produits, des connaissances que des services. Ce qui l'est en revanche, c'est la facilitation des échanges et le rappprochement entre l'offre et la demande, que permettent les nouvelles technologies: internet et les applications sur smartphones rendent l'économie de plateforme très efficace. Mais la distinction reste à faire, entre:

  • d'une part, les plateformes à but lucratif permettant des échanges dans des domaines de plus en plus diversifiés comme le logement, les transports, la finance, les loisirs et les services de manière générale. Ces plateformes apportent une réponse à de nouveaux comportements, aussi bien de consommation qu'en termes d'utilisation d'outils informatiques. Cependant, ce nouveau type d'acteurs économiques pose de nombreuses questions dans nos villes quant au respect des règles du jeu par les acteurs économiques déjà présents. Du point de vue critique, le terme «ubérisation» est entré dans le dictionnaire et est devenu synonyme de précarisation.
  • d'autre part, les plateformes d'intérêt général: un nombre de plus en plus important d’initiatives citoyennes, reposant sur la gratuité ou les prix modestes, dont l’idée principale est de passer d’une société de consommation à une société de l’accessibilité des objets et des services, sans nécessairement les posséder. Cette économie de partage, consciente de la finitude des ressources de la Planète, promeut ainsi une utilisation plus durable des objets ou des services, par la mutualisation. Ainsi, les jardins urbains, le covoiturage, le troc d’habits, les Repair Cafés, le partage d’aliments contre le gaspillage alimentaire ou encore les espaces de travail partagés en sont des exemples. Et ce qui est un plus pour la cohésion sociale, c'est que ces plateformes concernent avant tout l'échelle locale: celle du quartier, celle de la ville.

A Lausanne, ces démarches sont régulièrement organisées par les habitants: vide-greniers, bourses aux jouets, systèmes d’échanges locaux dans les quartiers, cafés-réparation, caissettes de livres, etc. L’aspect économique de l'échange est fortement emprunt de lien social et de la préoccupation pour notre empreinte environnementale. Pourquoi donc posséder lorsque l'on peut partager, mutualiser, élargir nos liens sociaux dans le quartier et penser aux ressources naturelles?

© Ville de Lausanne
Tableau des types d'économie

Initiatives à Lausanne

Il existe de nombreuses initiatives à Lausanne, parmi lesquelles:

  • les Systèmes d’Echange Local (SEL): l’un à Chailly, l’autre Sous-Gare. Une troisième organisation, Let’s Act, est une banque de temps se réunissant au centre de Lausanne. Un SEL est une monnaie complémentaire basée sur le temps qui permet d’échanger des services, des savoirs et des biens sans l’intermédiaire de l’argent;
  • emprunter/prêter plutôt qu’acheter: la plateforme «Pumpipumpe» favorise l’utilisation consciente de biens de consommation, en encourageant l’interaction sociale entre voisins par le prêt et l’emprunt d’objets qu’on utilise rarement;
  • les vides-greniers dans plusieurs quartiers de la Ville;
  • les «gratiferias» ou marchés gratuits;
© Elaine Casap

Economie sociale et solidaire

Quant à l’économie sociale et solidaire, elle se définit selon quatre principes fondamentaux:

  1. la non-lucrativité individuelle: répartition équitable des profits entre les salariés/adhérents ou réinvestis pour les associations à but non lucratif;
  2. la gestion démocratique, avec le principe que toute décision se fait selon «une personne = une voix»;
  3. l’utilité sociale ou collective, une structure d’économie sociale étant au service d'un projet collectif;
  4. la mixité des ressources (privées ou publiques) de ces organismes, qui sont indépendants des pouvoirs publics.
Coordonnées

Unité développement durable
Secrétariat général de la Direction Logement, environnement et architecture

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