Postes de travail: aspect ergonomique

Les postes de travail et les équipements doivent être conçus et aménagés conformément aux principes de l'ergonomie. Ils doivent notamment permettre aux travailleurs d'adopter une position naturelle du corps et de travailler, si possible, assis ou alternativement assis et debout.

L'espace libre autour des postes de travail doit être suffisant pour permettre aux travailleurs de se mouvoir librement durant leurs activités.

Les personnes devant travailler essentiellement debout disposeront de sièges qu'elles pourront utiliser de temps à autre.

Des informations détaillées sont accessibles sur le site Box CFST de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail.

Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) met quant à lui à disposition un instrument d’évaluation des troubles musculo-squelettiques (réf. 710.070.f). Ce dernier est également disponible dans le format application pour mobile: «SECO Ergo-Test».

L'employeur prend les mesures d'organisation appropriées et met à disposition les équipements adéquats, notamment les dispositifs mécaniques (chariot élévateur, transpalette), pour éviter que les travailleurs ne doivent déplacer des charges manuellement.

Lorsque le déplacement de charges ne peut être effectué que manuellement, des moyens appropriés doivent être mis à disposition et utilisés pour le levage, le port et le déplacement des charges lourdes ou encombrantes en vue de permettre une manipulation qui soit sûre et qui préserve la santé.

L'employeur doit informer les travailleurs du poids des charges et de sa répartition, ainsi que des risques liés au déplacement de charges lourdes ou encombrantes et de la manière de lever, de porter et de déplacer correctement des charges.

Le bruit et les vibrations doivent être évités ou combattus (art. 22 OLT 3).

La SUVA, en vertu de ses prérogatives (art. 50 al. 3 OPA), a fixé la valeur limite pour le bruit présentant un risque pour l’ouïe à 85 dB(A) (voir le feuillet SUVA 1903, p. 51).

Si le niveau d’exposition au bruit calculé pour une journée de travail de 8 heures atteint ou dépasse 85 dB(A), il est nécessaire d’évaluer les risques auditifs et de prendre les mesures stratégiques, techniques, organisationnelles et éventuellement personnelles (protecteurs d’ouïe, feuillet SUVA 86048).

Il incombe à l’employeur de régler le niveau sonore en tenant compte de l’activité déployée. Dans la plupart des cas:

  • les activités industrielles et artisanales exigent un niveau sonore < ou = 85 dB(A)
  • les travaux de bureau et les activités comparables de production ou les tâches de surveillance (y compris vente et service à la clientèle) exigent un niveau sonore < ou = 65 dB(A)
  • les activités essentiellement intellectuelles exigeant une grande concentration commandent un niveau sonore < ou = 50 dB(A).

Les activités présentant des exigences supérieures en matière de rendement et de qualité du travail ou nécessitant une attention particulièrement soutenue impliquent de réduire de 10 dB(A) les valeurs susmentionnées.

Même si ces valeurs sont respectées, cela n’exclut pas les plaintes concernant le bruit. Il est connu que la composition spectrale (sonie, acuité, tonie) et la structure temporelle (composantes impulsives, raucité et intensité de variation) du son peuvent influencer fortement ses effets. Dans ces cas, des études spéciales sont nécessaires et des mesures particulières sont à prendre (lire le feuillet SUVA 66058).
La gêne provoquée par un bruit dépend du genre de la source sonore, de la propagation des sons dans le local et de l’exposition des personnes concernées. La gêne ressentie peut être différente en fonction de l’attention que nécessite l’activité exercée. Le seuil individuel de tolérance varie en fonction de l’état psychique.