Chantal Leger

Service du personnel (SPEL), Cheffe d’unité, 3 enfants, travaille à 70%

«Depuis deux ans, je travaille en job-sharing: nous sommes deux collègues à nous partager un poste de cheffe d'unité. J'en tire un bilan vraiment positif.»

© Ville de Lausanne

Vous faites partie de l’un des premiers binômes de la Ville à fonctionner en job-sharing: en quoi cela consiste-t-il?

Nous étions deux ajointes d’unité dont les deux responsables ont été promu∙e∙s à d’autres postes du service. Suite au regroupement de ces deux unités et afin de donner des possibilités d’évolution en interne et à temps partiel, il nous a été proposé, à ma collègue et moi-même, de prendre ensemble la direction de la nouvelle entité. Depuis, nous partageons un même poste d’encadrement. Concrètement, nous couvrons ensemble un 150% assurant ainsi une permanence pour notre équipe et pour l’externe, tout en conservant chacune nos domaines d’expertise.

Après deux ans, quel bilan tirez-vous de cette formule?

Au début, nous nous mettions beaucoup de pression, avec la sensation qu’il fallait que nous soyons interchangeables. Nous avons ensuite été coachées par une spécialiste du job-sharing qui nous a amenées à comprendre que nous ne devions pas nécessairement maîtriser entièrement ce que faisait l’autre, qu’avoir pu garder et valoriser les compétences spécifiques de chacune était aussi l’un des intérêts du job-sharing. Aujourd’hui, les choses sont plus installées. Hors cette période particulière actuelle, nous partageons le même bureau et il y a de nombreux moments dans la semaine où nous sommes en même temps au travail, ce qui permet des interactions fréquentes. Pour moi le bilan est vraiment très positif. Cette organisation du travail m’a permis de faire évoluer ma carrière dans un poste d’encadrement, tout en conservant un taux d’occupation partiel. J’ai trois enfants, et au départ j’étais à 50% pour être auprès d’eux; ils sont plus grands aujourd’hui et je peux travailler à 70% tout en conciliant vie privée et vie professionnelle.

De quelles autres mesures avez-vous bénéficié?

Pour les naissances de mes enfants, j’ai bénéficié du congé maternité et du congé d’allaitement. Je fais aussi depuis très longtemps un peu de télétravail. Comme j’habite en Valais, cela m’évite d’effectuer un important trajet pour une demi-journée par exemple. Je profite aussi du temps de travail flexible: cela me permet par exemple de prolonger la pause de midi pour faire une course ou manger avec une amie. Lorsque je suis en télétravail, je peux aussi accompagner un de mes enfants chez le dentiste ou le physiothérapeute et reprendre ensuite mon travail. C’est vraiment précieux.

Avez-vous déjà eu recours à la mesure «congé pour enfant malade»?

Alors oui, avec trois enfants, ce sont forcément des choses qui arrivent!

Plus spécifiquement, il y a deux ans, ma fille a eu un accident et cette mesure m’a permis de rester avec elle pendant la période d’hospitalisation. La compréhension de ma hiérarchie ainsi que le fait d’avoir des jours prévus à cet effet m’a vraiment enlevé un poids dans ces circonstances stressantes.

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