Simon Bouchereau

Service du patrimoine (SIL), Gestionnaire de réseaux gaz, 1 enfant, travaille à 100%

«Les mesures en place m'on permis de remplir mon rôle de papa durant cette période de transition tout en assurant mon travail.»

© Ville de Lausanne

Votre situation en deux mots?

Déjà séparé de la maman de mon fils, j’ai, du jour au lendemain, obtenu la garde complète de mon enfant. Très rapidement, il a fallu que je trouve une solution pour le faire garder à côté de l’école. La garderie ne pouvait l’accueillir que très peu. J’ai alors bénéficié durant six mois de la possibilité d’aménager mon temps de travail pour faire face à cette situation.

Concrètement, pendant cette période particulière, comment vous êtes-vous organisé?

Un jour par semaine, mon fils n’était scolarisé que le matin; je n’avais pas de solution de garde pour  cette journée. Ma hiérarchie a alors accepté que je rattrape les heures non effectuées durant d’autres moments de la semaine: les jours où il était pris en charge à la garderie, ou encore lorsqu’il partait en weekend avec sa maman et que je pouvais prolonger mon travail le vendredi jusqu’à 18 heures. J’ai aussi puisé dans mes heures supplémentaires. Ce n’était pas facile, mais cela m’a permis de conserver un taux d’occupation de 100%, ce que je souhaitais pour des raisons financières notamment, tout en étant présent pour mon fils en cette période difficile.

Quel a été l’impact sur votre travail?

Mon poste se prête bien à un horaire flexible; il y a peu de moments qui exigent absolument ma présence au bureau. Il faut bien sûr que j’assure un suivi attentif des chantiers en me rendant sur place régulièrement mais sinon, il est possible d’effectuer la plupart des tâches tôt le matin ou en début de soirée par exemple. Cela m’a permis d’assurer ma charge de travail durant cette période de confinement.

Comment cette organisation s’est-elle mise en place?

J’avais informé mon supérieur hiérarchique, la responsable RH et mes collègues de ma situation personnelle. Le facteur humain est vraiment entré en compte. Je me suis senti aidé et soutenu, ce qui m’a aussi motivé à faire mon travail à fond. Il a été convenu que j’avais six mois pour trouver une solution de garde qui me permette de retrouver un horaire plus normal tout au long de la semaine. Pour la suite, après la pandémie, j’ai fait la demande pour conserver un jour de télétravail: cela facilite mon organisation personnelle ce qui me semble bénéfique aussi pour mon travail.

Avez-vous un conseil pour les personnes qui seraient confrontées à une situation similaire?

Pour moi, la première chose, c’est de faire correctement son travail. Lorsqu’une confiance réciproque s’installe, il est plus facile d’obtenir de l’aide lorsque c’est nécessaire. Et puis, il ne faut pas négliger le facteur humain et ne pas hésiter à parler de ses difficultés et à demander des aménagements du temps de travail lorsqu’on en a besoin.

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