Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Partager

La mort n’est plus taboue, le temps d’une conférence contée

On vous parle de la mort et vous avez envie de fuir? C’est compréhensible, mais attendez! Prenez le temps de découvrir tout ce que peut vous apporter Alix Noble Burnand sur le sujet. Les effets d’une conférence contée pourraient bien vous étonner…

© Sarah Vez
Alix Noble Burnand

La mort, au fil du temps

Alors qu’elle est jeune maman, Alix Noble Burnand se voit confrontée à la mort. La raison? Sa fille n’arrête pas de lui en parler. Elle a des questionnements que sa mère a dans un premier temps de grandes difficultés à comprendre. Qui aurait cru à cette époque-là qu’Alix Noble Burnand en viendrait à mettre la mort au cœur de son travail! Parce qu’elle finit, non seulement par s’y intéresser, mais en plus, par faire des études, se former et enseigner autour du sujet. Aujourd’hui, ce qu’elle en dit: «je vois de l’intérêt à traiter de la mort parce que c’est un tabou et qu’on ignore comment en parler.»

Ce que le conte raconte

Parmi ses multiples casquettes, dont celle de thanatologue, Alix Noble Burnand utilise le conte comme moyen d’ouvrir la parole: «c’est très pratique, parce qu’il donne une possibilité géniale de pouvoir organiser notre angoisse autour de la mort. Il a une justesse émotionnelle et un aspect où on se dit ce n’est pas une histoire vraie, en plus d’avoir un côté amusant. Oui, le conte ment, mais ce qu’il raconte est la vérité.»

S’amuser aux dépends de la mort

«Puisque la mort est taboue, elle n’a pas de forme et échappe à tout. Pour lui donner une forme, mettre des mots est très important, tout comme trouver des rites et s’amuser à ses dépens avec des contes.» Alix Noble Burnand découvre matière à cet amusement avec des contes à propos de la mort. Elle raconte qu’«à peu près chaque culture a besoin de représenter ce mystère», ayant pour ça entre autres un ensemble de contes sur le sujet.

Rendez-vous à la Bibliothèque Chauderon

Mais quel rapport avec les Bibliothèques de la Ville de Lausanne? Et bien, pour la 1re fois le 4 novembre prochain, Alix Noble Burnand va donner une conférence contée nommée «La mort a quatre facettes». Ça se passera à la Bibliothèque Chauderon, de 17 à 19 heures. «J’aime beaucoup faire des conférences contées, parce qu’il n’y a pas seulement des contes. Eux illustrent une réflexion et, en plus, je peux donner des clés de compréhension de la problématique autour de la mort. Ce côté formateur est important pour moi.»

Mystérieuses facettes

D’accord, et ces facettes, alors? «Ce sont des représentations de la mort. Représentations qui, en Europe, ont émergé dans des peintures pendant la peste, pour évoluer avec le temps.» Lors d’un travail de mémoire qu’elle a fait pour un CAS en études de deuil, Alix Noble Burnand a d’ailleurs remarqué que les peintures et les contes européens mettaient en scène les mêmes images de la mort. Ces fameuses facettes, ou représentations. «Il n’y a pas que la macabre. Il faut venir à ma conférence contée pour rencontrer les 3 autres!»

La mort n’est pas forcément triste

Alix Noble Burnand compte bien préparer cet événement en bibliothèque. Elle déploie les contes sélectionnés, issus de traditions populaires. Néanmoins, elle laisse aussi une place à l’instantanéité. En fonction du public, notamment, elle conte un peu différemment à chaque fois. D’ailleurs, en parlant du public: «lors d’événements semblables à cette conférence contée, les gens prennent conscience que la mort n’est pas forcément triste. Ils adorent rigoler, se sentent soulagés et sont étonnés de tout ça.» Aussi, essentiel pour Alix Noble Burnand: «les gens repartent avec des outils, du concret.» Ça pourrait aussi être votre cas si vous venez à la Bibliothèque Chauderon le 4 novembre! 

Anaïs Valentine Sancha

La Mort a quatre facette: conférence contée

Parler de la mort sans tabou est au coeur de cette rencontre. Alix Noble-Burnand, thanatologue, conférencière et conteuse, explique comment nos idées sur la mort se construisent et changent avec le temps. A travers des récits anciens et des expériences personnelles, elle invite à réfléchir aux émotions liées à la mort, comme la peur, l’espoir, la joie et la tristesse. Cette rencontre montre aussi que la mort peut être une source de partage, de transmission et de réflexion sur la vie.

Bibliothèque Chauderon, mercredi 4 novembre 2026 de 17h à 19h, entrée libre dès 10 ans