Les Sablons
Mini cité-jardin
Des loggias en balcon offrent une vue à 180° à qui s'y tient
En bref
Adresse: Berne 9-13 (route de)
Affectation: Bâtiments d’habitation
Style: Moderne
Architecte: Henry Python, Lausanne
Réalisation: 1947
Recensement architectural: objet pas recensé ou évalué
Ce qu’il faut savoir
Trois immeubles de logements collectifs sont composés chacun de quatre niveaux. Les rez-de-chaussée sont surélevés pour permettre un apport de lumière naturel en sous-sol. Le type d’architecture et le vocabulaire simple et économique transparaissent ici par l’emploi des éléments mis en œuvre: une toiture à quatre pans et des façades composées d’un petit nombre d’ouvertures animées de loggias dont une partie est en saillie tels des balcons.
Bien que modeste, l’architecture de ces bâtiments reprend certains éléments typiques qui font la qualité architecturale de la Lausanne des années 1930: balcons arrondis, hublots, fenêtres larges, traitement différencié des façades.
Cet ensemble est caractéristique du type de logements collectifs que l’on pouvait construire à cette époque. À la manière des anciennes cités jardins issues du mouvement moderne, les bâtiments sont rassemblés autour d’une esplanade commune orientée vers la vallée boisée du Flon. Les petits garages en éventail qui donnent sur la placette datent de la même période.
Le projet de l’ensemble avait été soumis à l’enquête publique en mai 1946 pour le compte de la société anonyme Les Sablons créée en 1927 et dont l’architecte Henri Python était le premier administrateur. Lors de sa création, la société avait pour but explicite d’acheter des terrains à La Sallaz pour y construire des bâtiments. Elle fut scindée en trois en 1947, toujours avec les mêmes buts et toujours avec le même et unique administrateur jusqu’à son décès en 1969.
C’est pour répondre au manque de logements que les quartiers périphériques lausannois des années 1940 avaient vu fleurir un certain nombre de constructions. Proche de La Sallaz, au lieu-dit En Pierre de Plan, les trois bâtiments et leur garage ont été bâtis sur une parcelle coincée entre la route de Berne et les falaises de la vallée du Flon.
Curiosité
Bien que peu visibles depuis l’espace public, les toitures ont été percées sur leurs pans étroits pour accueillir de généreuses terrasses incrustées, appelées aussi terrasses tropéziennes.